jeudi 10 janvier 2008

Sculptures sur glace à Saint Pierre de Chartreuse ce week-end


Une dizaine d’artistes se réunissent ce week-end (les 12 et 13 janvier).pour créer sous vos yeux éblouis des sculptures sur glace. Ils vous donnent rendez-vous sur la place du Centre-Ville de Saint-Pierre-de-Chartreuse ce week-end. Cette année, ces artistes de Chartreuse ont eu la bonne idée de placer cette manifestation collective sur le thème de la Rencontre. Les artistes qui travaillent habituellement seuls pour créer des œuvres durables se proposent de partager leurs créations éphémères avec le public.
Les sculpteurs Catherine Mamet et Guy Lafond, avec l’aide d’André Recourat, travailleront sur un bloc de neige de 50m3. Il aura 3,5 mètres de haut. Chaque artiste exprimera sa rencontre. Guy Lafond a déjà un projet en tête. Il en a même fait le croquis. J’ai choisi d’exprimer symboliquement la rencontre entre un homme et une femme.
Les sculpteurs Isabelle Baeckreroot, Alain Bourdel (de Saint-Egrève), Dominique Lemaire, Martine Sayag (de Proveysieux), Françoise somson et Pascal Veuillet réaliseront chacun une œuvre à partir de 30 blocs de glace translucide.
Tout au long du week-end, l ’écrivain Geneviève Convain se chargera de “sculpter les mots” pour restituer ses impressions au public.
Le musicien Marc Bolluda sera aussi tout le week-end à l’écoute des sculpteurs. Enfin, dimanche soir à 17h 30, un spectacle de clôture naîtra avec ces mots et ces notes de musique. Ils iront à la rencontre de la sculpture et du feu

mardi 8 janvier 2008

Philippe Faucheux ne se représentera pas à la présidence de la Communauté de Communes


En présentant ces voeux de nouvelle année à la mairie de Quaix en Chartreuse qui l'accueillait, Philippe Faucheux, président de la Communauté de Communes du Balcon Sud, est revenu sur les trois grandes séquences qu'il a eu à vivre au cours des sept années de son mandat. Le temps de la découverte et de l'appropriation, puis celui de la construction avec la réflexion et enfin celui de la gestion des réalisations mises en place. Le projet de territoire, la mise en place du tri sélectif, la montée en charge de l'animation, le travail sur la compétence habitat, les sentiers thématiques, le SPANC, autant de dossiers menés à bien avec les élus communautaires et les professionnels. Il a insisté particulièrement sur deux sujets qui lui tiennent particulièrement à coeur et qu'il a défendu ardemment : « l'impérieuse nécessité de s'occuper des affaires d'habitat » et « la compétence sociale au sens large, avec l'aide aux personnes âgées et aux familles ». C'est dans ce dernier dossier, et concernant plus précisément l'animation que Philippe Faucheux entend particulièrement s'investir dans les prochaines années, car, a-t-il précisé, « je ne serai pas candidat à ma propre succession à la CCBSC.
Photo : Philippe Faucheux entouré des deux vice-présidentes Michèle Daran et Monique Navizet et Cécile Rosaz, secrétaire générale

L'avenue de Karben ouverte !

A partir de ce mardi 8 janvier, la circulation est rétablie sur l’avenue de Karben sur Saint-Egrève.
Celle-ci était fermée depuis le jeudi 13 décembre suite à l’éboulement d’une partie du rocher d’escalade. Après le diagnostic effectué par les services préfectoraux du RTM (Restauration de Terrains de Montagne), la Ville de Saint-Egrève a fait intervenir en urgence des entreprises spécialisées pour sécuriser le site et afin de rétablir dans les meilleurs délais la circulation. Après des travaux de purges, l’évacuation de 500 m3 de gravats a été réalisée entre le 4 et le 7 janvier afin de rétablir la capacité de stockage derrière le mur de protection.
A noter toutefois que la pratique sportive sur le rocher d’escalade reste interdite durant toute la saison hivernale.

lundi 7 janvier 2008

2008, année de la « triffe », la patate des Anciens


L'assemblée générale des Nations Unies a déclaré l'année 2008, année de la pomme de terre, l'occasion de rappeler quelques éléments d'histoire locale de Solanum tuberosum, le nom scientifique donné à ce tubercule.Importée du Pérou au XVIème siècle, en Espagne puis en Italie, la pomme de terre arrive en France vers 1540. D'abord utilisée pour nourrir le bétail, il faudra attendre plus de deux siècles pour qu'un certain Antoine Parmentier en fasse la promotion comme aliment humain et réussisse à développer son usage dans toutes les couches de la société française. Elle deviendra ainsi un des éléments les plus précieux de l'alimentation de nos montagnes.A Proveysieux, dès le début du XVIIIème siècle, on cultive et mange des « triffes ou truffes», noms locaux issus du patois dauphinois. Elles poussent à toutes altitudes, sur les terres nouvellement défrichées, en alternance avec les céréales ou dans les prairies fraîchement retournées. On remarqua d'ailleurs bien vite que celles qui poussaient en altitude, à Planfay par exemple, mais aussi plus haut, puisqu'on profitait alors de la moindre parcelle, étaient meilleures que celles de Rigaudière ou de Bellevue.A cette époque, les pommes de terre interviennent aussi dans la nourriture du petit bétail, d'autant plus que les paysans n'emportent pas au marché l'excédent de leurs récoltes. Cette culture, comme celle des betteraves, participe au système de l'assolement triennal. La première année on sème et récolte le blé, la deuxième année la pomme de terre, puis le trèfle ou la luzerne l'année suivante qui fourniront un fourrage à consommer de suite.Depuis, Charlotte et MonaLisa, Roseval ou ratte, BF15 ou bintje sont sur toutes nos tables. Le gratin dauphinois a fait connaître et surtout reconnaître notre tubercule comme un plat de fête que toutes les auberges, mais surtout toutes les cuisinières, se doivent de savoir cuisiner avec leurs propres recettes.
Sources : « Au pays de Chartreuse, Proveyzieux », d'Hélène Paquet-Rivière