mardi 27 octobre 2009

Une plaque en hommage à la Compagnie Stéphane

Une plaque commémorant la Compagnie Stéphane et ses hommes a été apposée sur la maison de Germain Navizet à Planfay entre l'étoile verte de la Compagnie et la plaque du 15ème BCA.

C’est une cérémonie à la fois chaleureuse et emplie d’émotion qui a réuni ce samedi les quelques membres survivants de la Compagnie Stéphane à Planfay. Autour du colonel Jourdan, il y a avait René Michallet, Pierre Mathieu, Germain Navizet et quelques autres anciens résistants. Tous étaient réunis pour l’inauguration d’une plaque commémorant le souvenir, et sur laquelle on pouvait lire : « Plusieurs camarades sont partis d'ici pour rejoindre la compagnie Stéphane en formation. Aujourd'hui nous partageons encore fraternellement les liens du souvenir ».

Fiers de porter chacun à la boutonnière l’étoile verte, insigne de cette fameuse Compagnie Stéphane, ils ont évoqué la mémoire d’Etienne Poitau, dit « Stéphane ». Ce jeune militaire issu de Saint-Cyr créa fin 1943 une formation qui pratiqua à partir du printemps 1944 toute une série d’actions armées contre l’occupant. L’action de la Compagnie, de Germain, René et des autres, a ainsi pu faciliter la progression des troupes alliées par des actions de sabotage sur l’arrière des troupes ennemies.

Après l’hommage de Pierre Mathieu, président d’honneur de l’association, à ses amis résistants, Christiane Raffin, maire de Proveysieux, ne manquait pas de rappeler quelques épisodes douloureux de notre histoire : « je suis fière que ma commune ait compté des patriotes, des hommes et des femmes qui, chacun à leur manière, ont contribué à relever l'honneur de la France ».

Pour conclure cette rencontre, M. Orcellet, jeune président des « Amis de la Compagnie Stéphane », a rendu un hommage à la 5ème Compagnie de réserve du 13ème BCA, qui se nomme justement « Compagnie Stéphane », la seule compagnie de réserve en France à avoir hérité du nom et des traditions d’une compagnie de résistants dont certains n’ont malheureusement pas connu les joies de la Libération.

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