vendredi 28 août 2026

« On n’avait jamais vu l’alpage dans cet état ! » : sans eau ni herbe, la descente des génisses de la Sûre avancée d'un mois

Ils s’en rappelleront de l’estive 2026 dans les alpages de la Sûre. Une année difficile pour Gisèle, Jean-Paul, Mado, Maurice et les autres, les anciens éleveurs, la plupart en retraite. Une année comme on en n’a jamais vue, une situation jamais vécue.

C’est la Coopérative d’alpage des Gentianes qui gère cet alpage depuis 1980. 46 ans au compteur sur les 350 hectares de l’alpage répartis sur six parcs, des Bannettes à Jusson, dominés par la Grande Sûre. 219 génisses, propriétés de 11 éleveuses et éleveurs, viennent passer l’été, de juin à septembre, un alpage que l’on ne peut atteindre qu’à pied (depuis le col de la Charmette) comme beaucoup d’autres sur le massif de la Chartreuse.
Mais cette année, la descente, la « démontagnée » aura lieu ce samedi 29, quatre semaines plus tôt.

Le 15 août dernier, et comme chaque année, ils se sont tous retrouvés au chalet d’Hurtières, au cœur de l’alpage (photo ci-contre), l’occasion pour Gisèle Eldin (à droite sur la photo), ancienne présidente de la coopérative, de faire un bilan et d’exposer tous les problèmes que subissent les éleveurs, qui se sont accentués cette année.

219 génisses au pied de la Grande Sûre.
Un été très compliqué pour les éleveurs de la Sûre
« Dès la montée, on s’est tous mobilisés pour que l’alpage s’en sorte, mais dès la première canicule de mai, la pousse de l’herbe a été retardée », précise Gisèle. « Certains secteurs se sont trouvés avec de l’herbe et pas d’eau, ou le contraire, et ceci dès le 10 juillet. En 2003, lors de la grande sécheresse qui est restée ancrée dans les esprits, il y avait des mouillères, des résurgences d’eau comme au col d’Hurtières… On n’avait jamais vu l’alpage dans cet état ! »

Faute d'herbe et surtout d'eau, l'estive a été sensiblement raccourcie.
Sans eau ni herbe, il a donc fallu répartir les bêtes entre les différents parcs, un travail qui a dû être assuré pendant toute l’estive. « Les éleveurs ont beaucoup aidé pour répartir les bêtes… D’habitude, ils ne montent qu’une ou deux fois au cours de l’été, cette année c’était toutes les semaines ». Cela a été compliqué dès le début de saison, car un premier berger embauché leur a fait défaut. Geoffrey, le berger arrivé une semaine après les génisses et pour qui c’était une première, a eu beaucoup de fil à retordre, entre les clôtures à réparer dans l’immense alpage, les pattes cassées et les soins, les troupeaux à déplacer, un loup qui a laissé quelques empreintes… mais il s’en est sorti, aidé par les éleveurs qui avaient aussi leur exploitation à entretenir dans la plaine. (Voir article)

Une gestion difficile 
dans un contexte d’agribashing
« Une année hyper difficile, pour tous », poursuit Gisèle. « Les nouveaux éleveurs ne se rendaient pas compte du travail en alpage … ». Ces éleveurs vivent dans un contexte d’agribashing pas toujours facile. Pour résoudre leurs problèmes d’eau, ils avaient installé une petite bâche à eau aux Bannettes. Elle a été tailladée au cours de l’hiver, rendue inutilisable. Les randonneurs, nombreux sur le secteur, sont pourtant très demandeurs d’échanges. Ils sont curieux, prêts à aider pour aider à soigner une génisse ou signaler un fil de clôture cassé. « Cela fait partie du métier de berger d’accueillir ».
Il y aussi tous les problèmes administratifs. « Pour la moindre demande, il n’y a pas de crédits. On trouve l’argent pour créer une piste forestière mais pas pour l’entretien du refuge ou des parcs. Il faut demander des subventions pour une année sur l’autre sans vraiment connaitre ce qu’on aura à subir. Si vous quittez l’alpage avant la date prévue, il faut expliquer pourquoi, fournir justificatifs et preuves que l’estive ne fonctionne plus par manque d’eau et d’herbe. La DDT, notre interlocuteur, doit faire remonter à la Commission européenne qui ne connait pas le secteur ».

Le refuge d'Hurtières au pied de la Grande Sûre
Alors, reviendront-ils en 2027 ? Sans doute… Pour la 47ème estive. En espérant une météo plus accueillante. Pour cette année, et si vous voulez échanger avec Gisèle, Jean-Paul et les autres, le rendez-vous est donné au col de la Charmette pour la « démontagnée », ce samedi 29 août, une bonne approche de ce monde rural.

Cours de gymnastique à Proveysieux dès le 29 septembre

Les cours de gymnastique avec l’Amicale de Proveysieux reprendront le mardi 29 septembre de 18h30 à 19h30 (horaires précis à confirmer).
Le cours est déjà composé d’un groupe de neuf personnes motivées, soucieuses de rester en forme en pratiquant une gymnastique d’entretien avec une professeur diplômée d’Etat et toujours dans la bonne humeur.
Toute personne intéressée, homme ou femme sera accueillie avec bienveillance.
Alors n’hésitez pas, venez rejoindre le groupe pour prendre soin de soi et partager des temps conviviaux.
Pour plus informations, vous pouvez contacter Anne Balestrieri au 04.76.56.85.23 ou Françoise Meyer au 06.89.15.51.79

Un projet de festival autour des arts du vivant (theâtre, danse, cirque, musique ...) à Quaix en Chartreuse. Appel !

Un appel de nos voisins Queylards....

"Nous sommes une petite équipe avec une grande motivation pour organiser un festival autour des arts du vivant (theatre, danse, cirque, musique ...) à Quaix en Chartreuse.
Pour cela nous avons besoin de forces vives pour mettre en place toute l'organisation et ce serait idéal si c'était mixte et intergénérationnel.
Si l'aventure vous tente, je vous propose de me répondre en privé à ce mail, je constiturai ainsi une liste de diffusion restreinte
Notez aussi la date du jeudi 8 octobre de 19h30 à 21h (dans l'une des salles du village à définir) pour que l'on présente les premières idées.
Nous sommes également à la recherche d'un nom pour ce festival... Alors laissez libre cours à votre imagination et envoyez vos propositions en privé sinon la liste risque de saturer !"
Contact : sylvain.martin@protonmail.com

Felix Portello, le nouveau berger proveysard arrive sur le commune le 1er septembre dans le cadre de la future Association Foncière Pastorale

Le berger sera accompagné d’un troupeau de 40 brebis, d'un chien de conduite, d'une équipe de bergers et d'un patou en laisse. Pour cet fin d'été, il envisage de faire un essai de pâturage sur le bas de la commune. Il a fait les démarches auprès de propriétaires des secteurs du Charpenet, La Sagne, le Scialet, Bellevue,Brulin, Pla Giroud et Moretière pour lui permettre de faire pâturer ses brebis avec une convention d’un an.

Le parcours de la transhumance jusqu'à Proveysieux. Il passera par les hameaux de Bellevue, Rigaudière, Garcinière et fera escale à Moretière.
Il pratiquera plusieurs types de pâturages (enclos et parcours conduits avec chien) pour voir comment adapter la conduite de son troupeau en fonction du relief, de la végétation et de la saison. Cette démarche est nécessaire pour savoir si les pâturages pour la plupart embroussaillés, peuvent être reconquis et fournir assez de nourriture aux animaux.
Cette expérience sera intéressante pour Félix ; elle lui permettra d’évaluer le potentiel de ces secteurs, des difficultés rencontrées auxquelles il faudra apporter des solutions. Elle servira également à la création de l’AFPA (Association Foncière Pastorale Autorisée) qui pourra garantir un foncier adapté à son projet d’installation, tout en l’aidant à améliorer les conditions de pâturage (accès aux parcelles et à l’eau, débroussaillage).
Cet essai est une première marche pour la reconquête des pâturages du bas de la commune, la création de l’AFP sera la seconde marche, importante pour Félix et peut être d’autres repreneurs mais également pour la commune pour conforter l’agriculture, notamment l’élevage indispensa0ble pour maintenir les milieux ouverts, se prémunir contre les risques d’incendie de végétation et apporter une économie agricole de proximité.

lundi 17 août 2026

Au cours de l’été 2022, trois incendies sur le territoire de la commune de Proveysieux

Cette année, les incendies de forêts sont au cœur de l’actualité. « Une saison hors-norme » selon le patron du SDIS 38 qui signalait déjà plus 300 départs de feu en Isère fin juillet. (Lien DL 31/07). Avec ces périodes de canicule qui se succèdent, sécheresse et chaleur entrainent des situations très défavorables pour tous les versants sud du massif de Chartreuse, particulièrement exposés. L’été est loin d’être fini et notre secteur de montagne, difficilement accessible par des moyens terrestres, n’est toujours pas à l’abri d’un départ de feu. Outre l’incendie du Néron de l’été 2003, présent encore dans les esprits et qui avait mobilisé d’importants moyens aériens, détruisant plus de 300 hectares de végétation, la commune de Proveysieux avait été particulièrement touchée lors de l’été 2022 puisque pas moins de trois sinistres avaient été à déplorer au cours de cet été sec et caniculaire.

Intervention des pompiers entre les routes de Quaix en Chartreuse et Proveysieux

Trois incendies en 2022

Le premier de ces sinistres avait démarré le 31 juillet depuis la route de Quaix-en-Chartreuse et, grâce à l’intervention rapide des pompiers, n’avait détruit qu’un hectare de broussailles.
Le deuxième avait eu lieu le 10 août de la même année, prenant naissance au niveau de la rue de Bellevue, au quartier de La Monta sur Saint-Egrève, en-dessous du hameau proveysard de Bellevue. Pas moins de 90 sapeurs pompiers et 20 véhicules de secours avaient été mobilisés, des opérations rendues compliquées par le fait qu’un incendie faisait rage au même moment sur les communes voisines de La Buisse et Voreppe. Le sinistre avait nécessité l’évacuation du hameau de Bellevue, une opération qui s’était faite avec une bonne acceptation des familles concernées.

 
Le feu aux portes de Bellevue
Lors de cette période de sécheresse, les températures frôlaient déjà les 40°C. Cet incendie, qui n’aura finalement détruit que quatre hectares de végétation et de forêt, a été déclaré éteint le 13 août, soit trois jours plus tard. Les autorités, pompiers et gendarmes avaient bien précisé que la connaissance du terrain et l’aide des habitants avaient été prépondérantes pour la maîtrise du sinistre. "Si le feu avait dépassé Bellevue et attaqué la Montagne du Sac, on n’avait pas de moyens terrestres, ni d’accès au versant et on peut facilement imaginer que l’incendie pouvait s’étendre sur toute la montagne et atteindre même Mont-Saint-Martin, voire une partie du Sud Chartreuse", avaient précisé les pompiers lors d’une réunion d’information. Pour ces deux sinistres, et même si l’intervention humaine semblait probable, on n’a, semble-t-il, jamais identifié l’origine des feux.
 
Le feu est parti du qaurtier de La Monta

Cette même année 2022, un début incendie avait été signalé en montagne, sur la zone de Gaburet sur la montagne de Chalves, un sinistre sans doute provoqué par la foudre dans ce secteur particulièrement isolé.
Face à ces risques d’incendie de plus en plus fréquents, qui peuvent se déclarer dans des endroits difficilement accessibles, la commune de Proveysieux a réalisé une piste d’accès sur la montagne du Sac au cours de l’année 2024, accessible aux véhicules de secours légers, depuis le hameau de Rigaudière.

dimanche 9 août 2026

Les carrières de terre réfractaire, une exploitation fructueuse pour les habitants de Proveysieux

L'exploitation débuta en 1874 sur Bois Chourrot et Chambelin, à l’initiative de la société GADOT et MARTIN avant de s’étendre, quelques années plus tard à Crozet et de Grandchamp, les carrières les plus connues, dont quelques vestiges sont encore visibles. La grosse métallurgie qui s'était développée tout au long du XIXe siècle avait besoin de produits réfractaires pour fabriquer des briques et tapisser l'intérieur des fours. Avec d’autres carrières situées vers la prairie de Girieu, sur l’autre versant de la vallée, et au plus fort de cette activité quasi-industrielle, ce ne sont pas moins de neuf carrières sur sept sites différents qui sont en exploitation. 

L'arrivée du câble à la carrière de Crozet

Depuis la route du col de la Charmette, le transport se faisait avec des tombereaux tirés par des bœufs, jusqu’à la gare de Saint-Robert, à Saint-Egrève, où les exploitants possédaient des entrepôts. Ces volumes étaient ensuite réexpédiés vers les principaux bassins sidérurgiques français : région stéphanoise, Bourgogne, Franche-Comté, Lorraine, Nord. Les transports s’effectuaient par des tombereaux à quatre roues tirés par des bœufs (photo), pouvant transporter de 4 à 5 tonnes de terre. Les proveysards, outre l’emploi direct dans les carrières, y trouvaient là l’occasion de s’employer en se faisant, de manière plus moins régulière, voituriers. C'était, pour eux, un bel appoint de revenu.

Le transport en tombereaux tirés par des boeufs
Le pic d’exploitation de la terre réfractaire à Proveysieux fut atteint durant la première guerre mondiale, où les productions de guerre nécessitaient d’importants volumes d’acier et de métal. En 1916, la Société de carrières de terre et sables réfractaires de l’Isère et Gadot et Martin extrayèrent ainsi 15 844 tonnes de terre.

Au XXème siècle, une activité en déclin

Au printemps 1941, un important éboulement sur la route du col de la Charmette coupa  la circulation et imposa ainsi l’arrêt de l’exploitation durant quelques années puisque la circulation ne fut rétablie qu’en 1942-1943. A cause d’une faible demande, une exploitation plus réduite reprit après la guerre.

En 1955, la carrière de Crozet fut certainement fermée et une nouvelle, proche du col de la Charmette, ouverte avec une extraction assez modeste. Un seul employé, assisté d’un aide, descendait durant les mois d’été quelques camions vers l’entrepôt de l’entreprise à Saint-Robert. L’activité sur Proveysieux perdurera jusqu’en 1968. Dans les années 1970-1980, les entrepôts de la société situés à Saint-Egrève furent définitivement rasés.

Source : La Lettre N°37, revue de l’association « Histoire et Patrimoine Vence Neyron Cornillon ».

samedi 8 août 2026

Le Parc Naturel Régional de Chartreuse fait le bilan de 25 années de recherche et d'études sur le massif

À l’occasion des 30 ans du Parc naturel régional de Chartreuse, le Conseil scientifique commun du Parc et de la Réserve naturelle des Hauts de Chartreuse a souhaité mettre en lumière plus de 25 années de collaboration entre chercheurs, experts, élus et équipes techniques au service du territoire.


Depuis sa création en 1999, le Conseil scientifique accompagne les réflexions et les actions menées en Chartreuse. Par ses expertises, ses analyses et ses contributions, il apporte des connaissances précieuses pour mieux comprendre les évolutions du territoire et éclairer les décisions publiques.
Le livret proposé (voir lien ci-dessous) rassemble une sélection d’actions emblématiques conduites ou accompagnées par le Conseil scientifique et ses membres. Il témoigne de la diversité des sujets abordés au fil des années : biodiversité, forêts, paysages, changement climatique, patrimoines naturels et culturels, gestion des espaces protégés ou encore usages du territoire.

À travers ces « morceaux choisis », ce document met en lumière le rôle joué par la recherche et l’expertise scientifique dans l’accompagnement des transitions et des grands enjeux auxquels la Chartreuse est confrontée. Il illustre également la richesse des collaborations entre le monde scientifique, les collectivités et les acteurs locaux.
Au-delà du bilan, ce recueil constitue aussi une mémoire vivante des travaux réalisés depuis plus de deux décennies. Il valorise les retombées concrètes de ces actions pour le territoire et rappelle combien la connaissance est un levier essentiel pour construire l’avenir.
Le PNRC vous invite à découvrir ce témoignage d’une science engagée, ancrée dans les réalités locales et tournée vers l’action.

vendredi 7 août 2026

Alertes sévères incendie sur le Sud Chartreuse et accès sentiers

Depuis ce lundi 3 août et jusqu'au 1er septembre et en raison d’importants risques d’incendies, l’accès depuis Saint-Martin-le-Vinoux et Saint-Egrève à l’ensemble des sentiers et espaces naturels du Néron, de la Bastille, du Mont Jalla et du Mont Rachais est strictement interdit pour tous les usages : randonnée, trail, VTT, promenade etc. Le GR9 reste toutefois praticable de 5 h à 13 h.

D’autres restrictions s’appliquent. 
Pour éviter les départs de feu, jetez les mégots dans un cendrier, évitez les barbecues, ne faites jamais de feu en forêt, réalisez les travaux loin de la végétation, stockez les matériaux et produits inflammables loin de l’habitation, dans un abri fermé. Dans les zones à risques et 200 m autour de celles-ci, l’apport et l’usage de tout outil, appareil, matériel, machine, engin pouvant être à l’origine d’un départ de feu par échauffement, rotation de pièces métalliques à grande vitesse, flamme nue ou production d’étincelles est interdit de 13 h à 22h.

dimanche 2 août 2026

Geoffrey Poulain, de technicien de la faune au Québec à berger d’alpages

Parcours assez original pour Geoffrey Poulain, le nouveau berger des alpages de la Sûre en charge de la garde du troupeau des génisses des plateaux. Il a grandi au bord du lac d’Aiguebelette, a suivi des études au lycée agricole à La Motte Servolex, en Savoie, avant de partir au Québec pour suivre des études de technicien de la faune, puis de biologie à l’université. « Au Québec, il y avait une vraie approche de travaux pratiques sur le terrain et une promesse d’emploi pratiquement garantie, c’est ce qui m’a poussé à partir », précise Geoffrey. Six années de formation outre Atlantique et une embauche pour des inventaires poissons en lacs et rivières, mais aussi sur les chiroptères, les amphibiens, éventuellement un peu de botanique, c’était ce qu’il recherchait. « On était dans des zones très éloignées de la civilisation, on partait parfois deux semaines, j’aimais beaucoup ce travail en milieu isolé dans le nord Canada, je travaillais pour une firme de consultants… ». Au bout de douze années « d’exil » et malgré des retours en France chaque hiver et des petits boulots, Geoffrey a souhaité se rapprocher de ses sources, de sa famille, ce qu’il vient de faire cette année, en mai.

Sur les alpages de la Sûre et de Jusson, un troupeu de 219 génisses, propriés de 11 éleveuse et éleveurs, gardées par Geoffrey Poulain

Ce printemps, il se porte candidat pour un poste de technicien aux TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises), pour assurer une mission de suivi de la biodiversité, mais n’est finalement pas retenu. Un ancien copain du lycée agricole, berger à ses heures et avec qui il travaille de temps en temps le prévient que la Coopérative d’alpage des Gentianes, qui met des troupeaux en commun et exploite les pâturages de la Sûre, recherche un berger en urgence, suite à la défection du titulaire. Non disponible, il propose son pote Geoffrey… « J’ai un copain qui sait travailler dehors, il est débrouillard et motivé, il serait partant… ».

Malgré sa connaissance très relative du monde de l’élevage, de la filière agricole et son éloignement du monde paysan, il postule. Il rencontre les éleveurs qui font face à un gros problème de recrutement pour l’estive de leurs génisses. Le courant passe entre eux, la motivation de Geoffrey passe avant ses compétences. « J’ai alors suivi une formation accélérée avec les éleveurs, une semaine après l’emmontagnée, la montée aux alpages…  Ils m’ont fait découvrir l’alpage, m’ont donné quelques notions pour suivre le comportement des génisses, appréhender leurs éventuels problèmes de santé et les soins aux animaux ».


Depuis le 23 juin et jusqu’à fin septembre, Geoffrey est donc en charge de la surveillance d’un troupeau de 219 génisses, propriétés de 11 éleveuses et éleveurs. Afin de ne pas dégrader les alpages, elles sont réparties sur 350 hectares sur six parcs : Bannettes, Vararey, Hurtières, Petite Vache, Grande Vache et Jusson. « J’ai une vraie responsabilité auprès des éleveurs… Ils m’ont confié l’avenir de leurs fermes… On est loin du travail en usine que j’ai pratiqué certains hivers… » précise Geoffrey. Avec un été particulièrement caniculaire et sec, son attention se porte beaucoup sur la ressource en eau, attentif aux bulletins météo.

Le refuge d'Hurtières
Certains alpages, exposés Sud ou Est sont déjà bien jaunes… Hébergé au refuge d’Hurtières au cœur de l’alpage, dans des conditions plutôt confortables, avec douche, WC, eau chaude et électricité solaire, Geoffrey apprécie beaucoup son « nouveau bureau ». Manque le réseau téléphonique qu’on capte sur les hauteurs… « mais ça me convient… ». Seul sur son alpage, Geoffrey ne recherche pas particulièrement la solitude. « Il y a beaucoup de passages de randonneurs, on échange, on trinque ensemble, je me fais des amis d’une journée… »


Ce poste va lui permettre de rajouter une corde à son arc, une ligne supplémentaire sur son CV. Pour la saison prochaine, il guète les opportunités pour retrouver un travail plus proche de sa formation de technicien de la faune sauvage et pense repostuler pour les TTAF en espérant que sa candidature sera retenue…

Alain Provost

jeudi 30 juillet 2026

Des abreuvoirs pour la faune sauvage !...

Pour la quatrième fois de la saison, la canicule frappe à nouveau la France dans un contexte de feux de forêts inédit. Pour la faune sauvage déjà durement éprouvée, les conséquences sont dramatiques. Rien qu'entre le 1er juin et le 16 juillet, la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) a comptabilisé plus de 10 000 sollicitations liées à des animaux sauvages en difficulté.

L’urgence est absolue ! Un geste, un abreuvoir, des vies sauvées
Face à cette situation, la LPO lance le mouvement : des abreuvoirs pour la faune sauvage. Un récipient peu profond rempli d'eau, posé dans votre jardin, sur votre balcon, ou dans le parc près de chez vous, peut suffire à sauver un oiseau, un hérisson ou des insectes. Cette action est particulièrement importante dans les territoires touchés par la sécheresse ou à proximité des zones récemment frappées par les incendies (en dehors des zones évacuées interdites d’accès : respectez impérativement les consignes de sécurité).

Comment bien faire ?
  • Privilégier un récipient de 3 à 4 cm, avec une pente douce ou une pierre pour permettre aux petits animaux de sortir facilement.
  • Renouveler l'eau chaque matin, aux heures fraîches, pour limiter la prolifération des moustiques et la propagation de maladies.
  • Disposer si possible l’abreuvoir à l’ombre et dans un endroit dégagé où les animaux peuvent voir venir les éventuels prédateurs
Voir la video ci-contre.... ------------------->














mercredi 29 juillet 2026

Le chalet de la Charmette a repris vie

Depuis l’été 2025, le chalet de la Charmette revit, grâce à Eric Lessore et Claire Ziaurriz, ses nouveaux propriétaires qui, dans un projet de reconversion professionnelle, mais aussi dans le but de « rééquilibrer leur vie urbaine », ont décidé de transformer cette ancienne maison forestière en chalet, proposant notamment un hébergement en demi-pension avec 24 couchages, répartis entre dortoir et chambres, une pause dans un site naturel préservé et isolé en Chartreuse Sud.


Ce bâtiment construit en 1862, maison forestière jusqu’en 1920, devient un lieu touristique sous l’égide du Touring Club de France jusqu’en 1978 avant une période de quasi abandon de deux décennies où seule l’ONF en assure la gestion. L’Etat, propriétaire du lieu, décide de vendre le bâtiment en 2012. C’est en faisant connaissance avec des Proveysards qui en ont fait un lieu de rendez-vous et de mémoire depuis plusieurs décennies, que l’idée de partage prend forme auprès de Claire et Eric. « C’est parce que j’ai été très bien accueilli par les locaux qu’on a décidé de cette ouverture », précise Eric. Un projet est donc lancé en 2023 pour réinscrire le chalet de la Charmette dans la vie locale, « pour les gens du cru ». Peu formé à cette nouvelle vie pour ce projet, Eric se prépare en suivant une formation « cuisinier de terroirs » de sept mois à plein temps à l’AFRAT d’Autrans (Association pour la Formation des Ruraux aux Activités du Tourisme).

Situé au cœur de la forêt domaniale de Grande Chartreuse, à 1280 mètres d’altitude, à une heure du 
 GR®9 qui relie le Jura à la Méditerranée, le lieu bénéficie de plusieurs atouts. Site idéal pour la découverte et l’observation des milieux naturels, de la flore et de la faune de Chartreuse, entre les massifs du Charmant Som et de la Grande Sûre, il est le point de départ de nombreuses randonnées pédestres, un but pour les cyclistes nombreux à se mesurer à ce col de première catégorie. Classé en zone Natura 2000, c’est aussi un lieu moins fréquenté que les grands sites de Chartreuse, comme le Charmant Som ou le cirque de Saint-Même, loin des bruits et des lumières de la ville et des canicules estivales, une alternative pour découvrir le massif de Chartreuse loin de l’axe des cols de Porte-Cucheron-Granier.

Rénové dans le respect de l’aspect architectural et la signature de ce lieu patrimonial avec des matériaux de qualité, repensé pour accueillir de nouveau du public, le chalet est donc ouvert toute l’année depuis août 2025 (*), pour accueillir toutes personnes venant découvrir la région et plus particulièrement randonner dans le massif de Chartreuse. Site isolé, le bâtiment fonctionne en totale autonomie avec des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques pour le chauffage et l’électricité, et le captage de la source de l’Oursière pour l’eau. Précision utile, le site, pourtant situé sur la commune de Saint-Pierre de Chartreuse, n’est accessible que par le versant sud, côté Saint-Egrève et la vallée du Tenaison en limite du territoire de la Métropole.


Depuis ce début d’été, Eric et Claire proposent aussi buvette et petite restauration les midis mettant en avant les produits locaux en circuit court. L’offre de base pourrait aussi bien convenir, à toutes saisons, pour des rencontres familiales et anniversaires, des réunions pour entreprises, séminaires ou des stages thématiques.

(*) Le chalet est ouvert toute l’année, sur réservation, cinq jours sur sept du mercredi au lundi, avec deux périodes de fermeture annuelle. La réservation se fait sur le site de Chartreuse tourisme (https://www.chartreuse-tourisme.com). Tout l’été, le chalet peut être aussi accessible quotidiennement en transport en commun par la ligne FLEXO 60 (via Tram E depuis Grenoble / arrêt Muret).Horaires.


Contacts : Tél. : 09 88 99 38 25 – 06 89 10 37 63 – contact@chaletcharmette.com

mardi 21 juillet 2026

Nouveau commerce à Quaix en Chartreuse : Marion Patry ouvrira "Le comptoir des 21" le mercredi 22 juillet

Après la fermeture du restaurant Moiroud, le village est resté longtemps sans commerce. Pour redynamiser le centre-bourg, la municipalité a travaillé sur un projet de restaurant multiservice.

Trois études ont été nécessaires pour définir et monter un projet jugé viable. La dernière émanait du service du développement économique de Grenoble Alpes Métropole. Elle tendait à montrer que la création d’un commerce était possible à Quaix. Ont été analysés le site et les clientèles potentielles, l’offre et les services, l’aménagement des locaux, l’estimation des investissements pour le gérant, les financements possibles, la viabilité économique de l’établissement, le contrat d’exploitation et le recrutement de l’exploitant. Partant de ce projet, la municipalité a réalisé une transformation de son ancien local technique.

Marion Patry en plein chantier d’installation, devant la cuisine (située derrière la baie vitrée) et un espace qui sera à la fois un comptoir pour les consommateurs et un coin épicerie. Photo Didier Sartor

Le chantier, commencé en octobre 2025, a été achevé en mai 2026. En parallèle, l’équipe municipale a lancé un appel d’offres, en s’appuyant sur les critères définis par la Métro. La candidature de Marion Patry a été retenue par une commission dans laquelle siégeait Barbara Schuman, alors déléguée au commerce et à l’artisanat de l’entité intercommunale, des techniciens de la Métro et des élus du village. L’ouverture de l’établissement est prévue pour le 22 juillet à 10 heures, après une soirée d’inauguration qui aura lieu la veille.

Marion Patry, avant de se lancer dans la création de son établissement, gérait l’association “Montagnes au naturel”, dédiée au tourisme en moyenne montagne. Elle nous a donné des informations sur son parcours et sur ce qui l’a motivée à créer Le comptoir des 21 : « J’ai toujours été dans la fonction commerciale dans mes derniers métiers. Toute ma famille est dans la restauration. J’ai une sœur qui est cheffe cuisinière à Caen. Mon père, qui a une formation de charcutier traiteur et qui a fait de la cuisine tout au long de sa carrière, va venir travailler en cuisine cet été. Mon autre sœur est dans la pâtisserie. Comme elle est en reconversion, elle va faire un stage ici. Ce qui m’a motivée à venir ici, c’est le projet de vie au village, donner vie à ce coin magnifique. Quand j’ai vu l’appel d’offres, ça m’a tout de suite parlé. J’avais envie de quitter la vie de bureau, de remettre les mains dans le cambouis. Ce qui m’a plu aussi, c’est la pluriactivité, apporter des services aux gens, avoir un lieu assez hybride, un restaurant épicerie, un endroit où les gens se retrouvent. Ici, j’ai ressenti une attente, et ça me plaît de créer un lieu de vie assez central dans le village. Tout ne s’est pas fait tout seul, il a fallu de l’huile de coude pour soulever les fonds au niveau des banques. Mais je suis une bonne communicante et je n’ai pas essayé de m’écarter de ce que la municipalité avait en tête. Je pense qu’ils ont assez étudié les choses pour ficeler quelque chose de fiable. J’aime bien l’idée de l’esprit de comptoir, l’endroit où on se retrouve, on discute avec le tenancier, d’où le nom de mon établissement Le comptoir des 21. »

Les 21, c’est pour les 21 hameaux du village, remettre l’église au centre du village, faire un lieu pour tous les Queylards.

Une carte simple mais une offre variée, avec des produits locaux

Marion Patry défini sa carte comme reflet de l'« esprit bistrot » : un plat du jour à midi, et une carte très courte. Pour le soir, elle proposera des planches apéritives et des tartines. À partir de la rentrée, les vendredis et samedis soir, la carte sera plus étoffée. En dehors des heures de repas, l’établissement fonctionnera comme un bar café où l’on pourra boire un verre et déguster des goûters et des préparations sucrées. En parallèle, la partie épicerie permettra d’acheter des produits de première nécessité, de préférence locaux, du vin, de la bière et du pain.

Article de Didier Sartor pour le Dauphiné Libéré

Contact : 07 67 07 01 33 ; lecomptoirdes21.com ; Le comptoir des 21 est également présent sur Instagram et Facebook.

lundi 20 juillet 2026

Sécheresse : Proveysieux passe en alerte renforcée

En raison d’un passage en alerte sécheresse niveau 2, par arrêté préfectoral, de nombreuses restrictions sont à prévoir afin de préserver au mieux les ressources en eau.

Une prairie du bas de la commune en août 2003, lors de la sécheresse


"Quand on garde les brebis dans la montagne, on touche à l'essentiel" Ludivine, bergère au habert de Chamechaude en Chartreuse

Ludivine Lasserre garde 800 brebis, avec ses deux enfants et son compagnon, dans le massif de Chartreuse © Radio France - Véronique Pueyo
Ludivine Lasserre, 45 ans, est la bergère du Habert de Chamechaude. Avec son compagnon Johan, ses deux enfants, Maxime 13 ans et Thomas 10 ans, et leurs chiens de conduite et de protection, ils gardent 800 brebis dans le massif de Chartreuse. Un métier passion, pas toujours facile.

Ludivine Lasserre, 45 ans, est la bergère du Habert de Chamechaude. Avec son compagnon Johan, ses deux enfants, Maxime 13 ans et Thomas 10 ans, et leurs chiens de conduite et de protection, ils gardent 800 brebis dans le massif de Chartreuse. Un métier passion, pas toujours facile.
Ludivine, 8 estives au compteur, découvre le massif de la Chartreuse. Originaire des Hautes-Alpes, c'est la première fois qu'elle découvre cette montagne au rythme de ses 800 brebis qu'elle emmène paitre tous les jours. Elle est tombée amoureuse d'un berger et c'est comme ça qu'elle est devenue bergère. "On prend soin des bêtes, que j'appelle mes filles, mais aussi de la montagne, de la biodiversité. Quand on est au troupeau, le temps n'est plus le même, c'est un retour à l'essentiel. On sort les brebis et leurs agneaux du parc à 6 heures. L'après-midi, elles chôment, c'est-à-dire qu'elles se reposent et nous aussi ! Et on les rentre vers 22 heures. Ça fait des grandes journées. Mais on est au rythme de la nature." (...)

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mercredi 15 juillet 2026

Grâce aux travaux de la piste forestière, la prairie de Girieu de nouveau accessible, sous conditions.

Au fil des semaines et des mois, le conseil municipal prend ses marques. Ainsi, lors de la dernière réunion publique, le 9 juillet dernier, les habitants ont pu avoir la liste des responsables des différentes commissions ainsi que les représentants dans les différentes collectivités locales. Cette liste a, par ailleurs, été complétée lors de cette réunion où dix délibérations ont été votées à l’unanimité.

Parmi celles-ci, on retiendra une convention de bénévolat pour la direction de l’accueil périscolaire et l’attribution d’une subvention à la Crèche de Quaix-en-Chartreuse qui accueillera quatre petits Proveysards à la rentrée 2026-2027. Une liste de membres pour la commission communale des impôts directs a également été votée ainsi que des délégués dans différentes institutions notamment au Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS), dont on sait reconnaître le rôle prépondérant. Pour rappel, lors de l’été caniculaire 2022, la commune de Proveysieux avait été victime de trois incendies de forêts, dont deux à proximité d’habitations.

Le conseil municipal a également engagé une réflexion et pris des décisions visant à refondre le régime indemnitaire des agents municipaux. À cet égard, le maire a annoncé l’arrivée prochaine d’une nouvelle secrétaire de mairie, ce qui va permettre de soulager les élus de nombreuses tâches administratives.

Passerelle du Tenaison et piste forestière


La passerelle des Brieux
Les échanges avec le public, toujours aussi clairsemé, ont permis d’avoir un certain nombre d’informations concernant les opérations et travaux en cours. Ainsi, en ce qui concerne la passerelle piétonne qui franchit le Tenaison entre Proveysieux et Quaix-en-Chartreuse, qui avait subi des dégradations suite à la chute d’un arbre en mai dernier, le maire a annoncé que les travaux seraient pris en charge par l’assureur du propriétaire queylard. Une expertise a été demandée par la METRO et un chiffrage assez conséquent a été établi pour des réparations qui devraient sans doute prendre un peu de temps. Les travaux ne devraient donc pas être à la charge des communes, ni de la METRO. Cette passerelle, interdite à toute circulation, ne devrait donc ne pas être rendue aux usagers avant plusieurs mois, surtout si une contre-expertise a lieu.

La falaise du secteur de Paleys, sur la route de Girieu, a été purgé des rochers menaçants

Les travaux concernant la piste forestière des Plats ont débuté au début de l’été, bénéficiant d’une météo clémente et se poursuivent. La première partie concernait la sécurisation de la falaise des Paleys, un secteur menaçant de la route forestière de Girieu, qui avait suscité un arrêté d’interdiction en juin 2022. Le passage est désormais possible en toute sécurité. 

La falaise élargie

Le pont sur le Ris Drabon
Autre secteur concerné et également sécurisé et conforté, le pont sur le Ris Drabon au-dessus du hameau de Planfay et l’élargissement du passage en amont de ce pont. Recyclage oblige, les matériaux récupérés serviront à l’assise de la piste forestière. Selon Bernard Michallet, initiateur de ce projet, tous les enrochements nécessaires à la construction et l’empierrage de la piste seront pris sur place. A terme, cette piste desservira des parcelles privées et communales, de manière identique à la route forestière des Marcellières. Avec ces travaux d’entretien, la route de Girieu est désormais rouverte à la circulation, mais réservée aux ayants droit.


Un berger sur la commune

Dans le cadre du projet de création de l’association foncière pastorale autorisée (AFPA) menée par la commune, un berger a visité les pâturages concernés, s’est trouvé intéressé et envisage de faire un essai de pâturage avec son troupeau de quarante brebis qu’il vient de constituer. Il vient de faire les démarches auprès de propriétaires des secteurs de Charpenet à Moretière, ce qui lui permettra de faire pâturer ses brebis avec une convention d’un an. Il pratiquera plusieurs types de pâturages, en enclos et parcours conduits avec chien, pour voir comment adapter la conduite de son troupeau en fonction du relief, de la végétation et de la saison.


Cette démarche est nécessaire pour savoir si les pâturages proveysards, pour la plupart embroussaillés, peuvent être reconquis et fournir assez de nourriture aux animaux. Cette expérience, qui devrait débuter vers la mi-août, sera intéressante pour le berger mais servira également à la création de l’AFPA qui pourra garantir un foncier adapté à son projet d’installation, tout en l’aidant à améliorer les conditions de pâturage. Comme le précise aussi Bernard Michallet, « le maintien les milieux ouverts avec le pâturage permet aussi de se prémunir contre les risques d’incendie de végétation et de favoriser une économie agricole de proximité ».

vendredi 10 juillet 2026

Avec la disparition de Gaston Navizet, Proveysieux et sa forêt en deuil

Gaston Navizet, personnage central dans la communauté proveysarde, est décédé le 30 juin dernier suite à des problèmes de santé.

Avec son départ, "le petit Gaston" comme l'appelait les anciens en référence à d’autres Gaston plus âgés, c'est toute une partie de la mémoire de Proveysieux qui disparait, un village et un territoire du sud Chartreuse qu'il connaissait comme sa poche, qu'il sillonnait au quotidien depuis des décennies, depuis sa naissance, connaissances acquises auprès de son grand-père. Si vous ameniez Gaston en forêt, que celle-ci soit publique ou privée, il était capable de vous dire le nom des propriétaires des parcelles fréquentées et vous raconter histoires et anecdotes sur ce domaine forestier.

Né en 1943, Gaston a fréquenté l'école communale du haut, à Pomarey. Enfant, sa vie familiale vouée essentiellement au travail, au sein du hameau de Savoyardière n’a pas été simple : peu de joie, pas de cadeaux à Noël, obligé de travailler sans relâche. Sa sœur, Marie-Rose, de deux ans son ainée, était son seul soutien ; disparue tragiquement, ce sera une des plus grandes épreuves de sa vie.

Sa scolarité se poursuit au lycée Guynemer à Grenoble où il obtient un CAP de mécanique générale. Il commence sa carrière professionnelle chez Caterpillar, la poursuit au théâtre municipal de Grenoble où il s’occupe des décors. Grâce à une formation et un diplôme de menuisier charpentier, il entre au musée dauphinois où il sera chargé, auprès d’une équipe menée par Jean Guibal, le conservateur, de monter des expositions dont on connait la qualité. Au théâtre, comme au musée, Gaston était apprécié pour ses compétences. Il aura même l’occasion d’aller monter une des expositions à Québec, au musée des civilisations, lors d’un échange culturel.
En 1971, il se marie avec Cécile, originaire du village voisin de Mont-Saint-Martin. Ils s’installeront au bas du village dans le hameau de Rigaudière. De cette union, naitront Vincent en 1975 et Pascal en 1979.

Un homme de terrain

Le départ de Gaston, c'est aussi la disparition d'un vrai Proveysard, toujours prêt à échanger et rendre service, une belle personne, discrète, engagée, respectée, colérique parfois, sachant défendre ardemment ses idées et son territoire.

Gaston devant le captage d'eau de Bréduire

Elu pendant 37 années au sein du conseil municipal de 1971 à 2008, adjoint sous les mandats de quatre maires successifs, Gaston s'est toujours dévoué à sa commune. Homme de terrain, il savait attirer l'attention de ses collègues élus et maires sur des sujets très pragmatiques, comme l'exploitation de la forêt, l’agriculture, la voirie ou le développement du réseau d'eau. Comme le rappelait Vincent, son fils, « sa compétence encyclopédique des forêts proveysardes faisait de lui, un expert et on l’appelait de partout pour des conseils sur les limites, les parcelles ou la valeur des arbres ».
Pour Pierre Blanc, ancien maire pour qui il a été adjoint durant deux mandats, lui rendant hommage au cours de la cérémonie d’obsèques, Gaston « ne voulait pas réserver le village aux seuls qui seraient en capacité financière de se l’offrir. Il l’a prouvé par des choix fonciers que plusieurs habitants lui reconnaissent… ».
Cécile, son épouse, Vincent et Pascal, ses enfants sont en deuil… la forêt proveysarde aussi.

mardi 7 juillet 2026

Séance publique du conseil municipal le jeudi 9 juillet à 20 heures.

Ordre du jour :
Approbation du compte-rendu du Conseil Municipal du 22 avril 2026
Préambule et décisions du maire

Délibérations
1. Approbation du Plan Particulier de Mise en Sureté.
2. Convention de bénévolat pour la direction de l’accueil périscolaire.
3. Délibération modificative portant sur les écritures d’amortissement et virements de crédit en section d’investissements de régularisation des emprunts.
4. Désignations des membres de la commission communale des impôts directs.
5. Approbation de la participation CMS Ville de Voiron.
6. Désignation du représentant au SDIS.
7. Désignation du correspondant défense.
8. Désignation du représentant au MIFE Isère – Maison de l’Emploi et de l’Entreprise.
9. Approbation du règlement intérieur du conseil municipal.
10. Modalités d’attribution du Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP).
Questions du public

La canicule revient et s'installe dans notre département

L'Isère sera en vigilance orange canicule et en risque incendie très sévère à partir de ce mardi 7 juillet à midi.

Canicule : buvez régulièrement, évitez sorties/efforts entre 12h-16h, fermez les volets le jour, prenez des nouvelles des personnes âgées/isolées/vulnérables.

Infos préfecture -> https://www.isere.gouv.fr/Actualites/Espace-presse/Communiques-de-presse/Vague-de-chaleur-en-Isere

Carte vigilance -> https://vigilance.meteofrance.fr/fr/vigilance-accessibleIncendie : feu/mégot interdits à moins de 200 m des bois, travaux à étincelles interdits l'après-midi, chemins forestiers non goudronnés restreints.

Détails et arrêtés -> https://www.isere.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Foret/Prevention-contre-les-incendies-de-forets/Mesures-de-prevention-contre-les-incendies

Urgence : 15 (SAMU) - 18/112 (feu) - 0800 06 66 66 (canicule).

vendredi 19 juin 2026

Infos Saintégrévoises... sur des chantiers en cours et à venir

 Deux informations relevées dans le journal municipal de Saint-Egrève (N°334 / Juin 2026), qui concernent aussi les Proveyzards...


Nouveaux horaires pour les déchetteries de la Metro pendant la période caniculaire

En raison de la vague de chaleur qui s’installe dans tout le département, avec des températures exceptionnellement élevées pour la mi-juin, la Métropole de Grenoble adapte les horaires de ses déchetteries.

Pour “préserver la santé des agents et des usagers”, la Métropole de Grenoble annonce qu’elle adapte les horaires d’ouverture de ses déchetteries sur le territoire “depuis ce mercredi 17 juin et jusqu‘à nouvel ordre”. Les sites ouvriront exceptionnellement à 7 h 30 et fermeront à 16 h au lieu de 17 h 30. En cas de passage en alerte canicule rouge, la fermeture sera avancée à 12 h. “Les usagers sont invités à privilégier les heures les plus fraîches de la journée pour leurs déplacements en déchetterie et à consulter régulièrement les informations mises à jour sur le site de Grenoble Alpes Métropole”, précise la collectivité.

mardi 16 juin 2026

Mystère en Chartreuse : qui a découpé les panneaux de la route du Charmant Som ?

Trois pancartes racontant l’histoire de la route du Charmant Som ont disparu, grossièrement découpées pendant le week-end du 23 au 24 mai. Un acte de vandalisme incompris en Chartreuse.

Qui a bien pu voler ou détruire ces pancartes qui racontent l’histoire de la route du Charmant Som en ce printemps ? La question, postée sur un réseau social par un usager de cette voie souhaitant rester anonyme, intrigue. À l’appui de son message : des photos montrant plusieurs panneaux éventrés, ne laissant derrière eux qu’un cadre vide, au bord de cette route entre la commune de Sarcenas et celle de Saint-Pierre-de-Chartreuse.
Ces affiches n'ont pas disparu, elle ont été découpés, arrachées sans aucune délicatesse, avec un couteau... qui ne devait même pas bien couper, un cutter sans doute... Sur l’ensemble des panneaux installés le long de la route, certains ont été bizarement épargnés. Pourtant, tous racontaient la même histoire : celle de la construction de la route du Charmant Som dans les années 1930.

Un chantier titanesque. 
Les travaux pour la réalisation de cette route débutent en 1932 et s’achèvent cinq ans plus tard, en 1937 sous la supervision des Eaux et Forêts, ancêtre de l’Office national des forêts (ONF). Plus de 350 ouvriers participent au chantier, armés de pelles et de pioches. Parmi eux, de nombreux immigrés italiens venus travailler dans le massif. Alors, afin de faire revivre cette mémoire, l’ONF, sous l'impulsion d'un ancien garde-fosretier du secteur, et de plusieurs autres entités, avaient installé il y a quelques années des reproductions de photographies d’archives retraçant la construction de la route.
Voici, ci-dessous quelques unes de ces photos

  




lundi 15 juin 2026

Une nouvelle présidente pour le Parc Naturel Régional de Chartreuse. Nicolas Jalot, maire de Proveysieux représentera la METRO au sein de l'instance

Le comité syndical du Parc naturel régional de Chartreuse s’est réuni mercredi 10 juin à Saint-Laurent-du-Pont. Conséquence des élections municipales de mars dernier, le président sortant Dominique Escaron (ancien maire du Sappey en Chartreuse) a cédé sa place à Corine Wolff, élue à la majorité, avec trois abstentions. 

Ancienne maire de Vimines (Savoie), elle est également vice-présidente du Conseil départemental de la Savoie. Dans cette instance, elle est Vice-présidente déléguée aux Personnes âgées et handicapées et à la Solidarité générationnelle.

Corine Wolf (photo CD Savoie)
La nouvelle présidente a ensuite soumis au vote les délégations de compétences et d’attributions du comité syndical au bureau syndical et à la présidence. Une seconde série de scrutins a permis de désigner les représentants des 5e , 6e et 7e collèges au bureau syndical.

Pour le 5e collège (communes de Haute Chartreuse et Avant-Pays de Chartreuse), ont été élus : Anne Pisot, Céline Boursier, Cédric Blottiaux, Annie Prat, Christel Chavand, Wilfried Tissot, Clémentine Eymery, Dominique Clouzeau, Stéphane Gusmeroli, Ylan Montagnat-Tatavin et Stéphanie Breyton.

Pour le 6e collège (communes du Piémont de Chartreuse) : Sylvain Laval, Aurélie Fournier, Alexandre Doglioni, Françoise Lannoy, Serge Grollier et Dominique Dessez.

Enfin, le 7e collège (EPCI) sera représenté par Clément Bonnet pour Le Grésivaudan, Nicolas Jallot pour Grenoble-Alpes Métropole, Marion Fayard pour Cœur de Chartreuse et Louis-Marie Rabbe pour le Pays voironnais.