Mais cette année, la descente, la « démontagnée » aura lieu ce samedi 29, quatre semaines plus tôt.
Le 15 août dernier, et comme chaque année, ils se sont tous retrouvés au chalet d’Hurtières, au cœur de l’alpage (photo ci-contre), l’occasion pour Gisèle Eldin (à droite sur la photo), ancienne présidente de la coopérative, de faire un bilan et d’exposer tous les problèmes que subissent les éleveurs, qui se sont accentués cette année.
![]() |
| 219 génisses au pied de la Grande Sûre. |
« Dès la montée, on s’est tous mobilisés pour que l’alpage s’en sorte, mais dès la première canicule de mai, la pousse de l’herbe a été retardée », précise Gisèle. « Certains secteurs se sont trouvés avec de l’herbe et pas d’eau, ou le contraire, et ceci dès le 10 juillet. En 2003, lors de la grande sécheresse qui est restée ancrée dans les esprits, il y avait des mouillères, des résurgences d’eau comme au col d’Hurtières… On n’avait jamais vu l’alpage dans cet état ! »
![]() |
| Faute d'herbe et surtout d'eau, l'estive a été sensiblement raccourcie. |
Une gestion difficile dans un contexte d’agribashing
Il y aussi tous les problèmes administratifs. « Pour la moindre demande, il n’y a pas de crédits. On trouve l’argent pour créer une piste forestière mais pas pour l’entretien du refuge ou des parcs. Il faut demander des subventions pour une année sur l’autre sans vraiment connaitre ce qu’on aura à subir. Si vous quittez l’alpage avant la date prévue, il faut expliquer pourquoi, fournir justificatifs et preuves que l’estive ne fonctionne plus par manque d’eau et d’herbe. La DDT, notre interlocuteur, doit faire remonter à la Commission européenne qui ne connait pas le secteur ».
![]() |
| Le refuge d'Hurtières au pied de la Grande Sûre |

















-et-un-espace-qui-sera-a-la-fois-un-comptoir-pour-les-consommateurs-et-un-coin-epicerie-photo-didier-sartor-178439.jpg)











.jpg)

