- Pour rappel, le grand gibier, à savoir chevreuil, cerf, mouflon et chamois sont soumis au plan de chasse. Un plan de chasse est un outil de régulation qui fixe un nombre minimal et maximal d'animaux qu'il est permis de prélever sur un territoire de chasse déterminé et pour une période donnée. L'espèce sanglier n'est pas soumise au plan de chasse.
- Pour la saison 2025-2026, les attibutions pour Proveysieux étaient de 40 cerfs, 4 chamois, 15 mouflons et 4 chevreuils. (source : mairie de Proveysieux).
- A noter aussi que la chasse est totalement interdite sur notre département tous les vendredis et ceci pendant toute la période d'ouverture.
Proveysieux en Chartreuse
Au fil des infos sur le Balcon Sud de Chartreuse et autour...
vendredi 11 septembre 2026
Ouverture de la chasse pour la saison 2026-2027 ce dimanche 13 septembre
Forêt d’Exception® : la Grande Chartreuse renouvelle son label jusqu’en 2031 !
Élus, professionnels de la forêt et du bois, acteurs du territoire, associations, partenaires et représentants des collectivités étaient réunis autour d’un même enjeu : faire vivre une forêt multifonctionnelle, en conciliant ses différents usages et en préservant ses richesses.
La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Catherine Séguin, préfète de l’Isère. Nicolas Jallot, maire de Proveysieux représentait la METRO. Bernard Michallet est le représentant de la commune de Proveysieux au PNRC.
![]() |
| Bernard Michallet et Nicolas Jallot |
La forêt de Grande Chartreuse ne se résume pas à la production de bois. C’est un espace de production et une filière économique, avec notamment la valorisation du bois à travers l’AOC Bois de Chartreuse. C’est un patrimoine naturel et une biodiversité remarquable, qu’il faut mieux connaître et préserver. C’est aussi un espace de loisirs, de tourisme, de découverte et de ressourcement. (...)
vendredi 4 septembre 2026
Pour les Journées Européennes du Patrimoine, l'Amicale de Proveysieux organise une visite du platelage des Plats
En Chartreuse, afin que les attelages transportant du bois puissent franchir des terrains mous ou marécageux, les exploitants forestiers construisaient, de manière temporaire, des chemins faits de madriers ou de billons de bois appelés platelages. En 1927, la commune de Proveysieux fait construire une nouvelle piste forestière pour desservir et rendre exploitables de nombreuses parcelles de forêt. Sur environ 200 mètres, en deux sections, elle finance un platelage permanent afin de franchir une zone humide et en partie pentue. Ce type d'ouvrage, particulier dès sa construction, est aujourd'hui très bien conservé mais menacé par les nouvelles techniques de débardage. La commune et ses habitants, conscients de la valeur patrimoniale de ce platelage, ont lancé un certain nombre d'actions afin d'assurer sa conservation et sa valorisation.
Infos : Organisation : Amicale de Proveysieux - Samedi 19 septembre 2026 de 14h à 16h. Une heure de marche (aller-retour) sur un chemin forestier avec de fortes pentes. Au départ de la route de la Charmette. Chaussures de randonnée obligatoires. Gratuit.
Réservation : amicale.proveysieux@laposte.netjeudi 3 septembre 2026
Des effectifs stables pour la rentrée scolaire
Pour cette année scolaire 2026-2027, peu de changement dans l’école communale, si ce n’est une petite augmentation des effectifs qui passent de 51 à 55 enfants répartis sur trois classes de plusieurs niveaux.
Dans le détail, Sarah Foulon accueillera 23
élèves répartis entre 9 CP, 9 CE1 et 5 CE2, Estelle Virgone aura 18 élèves avec
10 CM1 et 8 CM2, tandis que Valérie Goutti, la directrice, sera en charge des
14 élèves de maternelle dont 7 petits nouveaux qui font donc leur entrée dans
la vie scolaire. Ils ont été accuillis par Nicolas Jallot, le maire, qui
faisait lui aussi sa première rentrée.
Face à cette problématique d’effectifs qui
fait l’actualité, il faut préciser que l’école de Proveysieux est classée en
zone de montagne ou rurale. Elle bénéficie ainsi d’une protection légale, la
mettant à l’abri d’une éventuelle fermeture de classe et ceci d’autant plus que
les effectifs devraient se maintenir pour les trois prochaines années.
Plusieurs projets sont d’ores et déjà prévus
pour cette nouvelle année scolaire, notamment un fil rouge autour de la comédie
musicale, en collaboration avec Artemuse du Fontanil, une association qui
propose des spectacles professionnels et mène des interventions en milieu
scolaire. Ce projet pourrait déboucher sur une présentation dans une salle de
spectacle du canton.
Les 55 élèves, répartis sur trois classes à plusieurs niveaux ont été accueillis par Nicolas Jallot, le maire, qui, lui aussi faisait sa première rentrée.
Concernant le bâtiment de l’école lui-même,
peu de travaux entrepris au cours de ces derniers mois si ce n’est quelques
aménagements des classes qui ont subi, elles aussi, la canicule estivale. Une
réflexion autour de la réfection de la cuisine est aussi dans les cartons de la
nouvelle équipe municipale. Pascale Roche, première adjointe, a, au nom de la
mairie, annoncé l’arrivée de Marie-Laure Balandine, référente bénévole,
personne ressource pour l’équipe du périscolaire qui sera plus particulièrement
chargée de travailler sur le projet pédagogique et les éventuels problématiques
de l’école.
Les représentants des associations périscolaires, APE et Sou des Écoles, ont interpelés les parents d’élèves pour les inciter à rejoindre leurs troupes.
Dans ce film, Vincent Martin a visité avec « Tous à poêle », un collectif de montagnards, de nombreuses cabanes de notre région rénovées, bichonnées par leurs soins. Et le terme bichonné convient bien tant on a envie d'aller y passer une nuit par n'importe quelle météo. Ce film est un hommage rendu à tous ces bénévoles.
Un temps d’échange avec Vincent Martin et un pot convivial suivront la projection.
Informations : amicale.proveysieux@laposte.net
Durée : 1h15
Tout public. Pas de réservation. Tarif : participation au chapeau
vendredi 28 août 2026
« On n’avait jamais vu l’alpage dans cet état ! » : sans eau ni herbe, la descente des génisses de la Sûre avancée d'un mois
Mais cette année, la descente, la « démontagnée » aura lieu ce samedi 29, quatre semaines plus tôt.
Le 15 août dernier, et comme chaque année, ils se sont tous retrouvés au chalet d’Hurtières, au cœur de l’alpage (photo ci-contre), l’occasion pour Gisèle Eldin (à droite sur la photo), ancienne présidente de la coopérative, de faire un bilan et d’exposer tous les problèmes que subissent les éleveurs, qui se sont accentués cette année.
![]() |
| 219 génisses au pied de la Grande Sûre. |
« Dès la montée, on s’est tous mobilisés pour que l’alpage s’en sorte, mais dès la première canicule de mai, la pousse de l’herbe a été retardée », précise Gisèle. « Certains secteurs se sont trouvés avec de l’herbe et pas d’eau, ou le contraire, et ceci dès le 10 juillet. En 2003, lors de la grande sécheresse qui est restée ancrée dans les esprits, il y avait des mouillères, des résurgences d’eau comme au col d’Hurtières… On n’avait jamais vu l’alpage dans cet état ! »
![]() |
| Faute d'herbe et surtout d'eau, l'estive a été sensiblement raccourcie. |
Une gestion difficile dans un contexte d’agribashing
Il y aussi tous les problèmes administratifs. « Pour la moindre demande, il n’y a pas de crédits. On trouve l’argent pour créer une piste forestière mais pas pour l’entretien du refuge ou des parcs. Il faut demander des subventions pour une année sur l’autre sans vraiment connaitre ce qu’on aura à subir. Si vous quittez l’alpage avant la date prévue, il faut expliquer pourquoi, fournir justificatifs et preuves que l’estive ne fonctionne plus par manque d’eau et d’herbe. La DDT, notre interlocuteur, doit faire remonter à la Commission européenne qui ne connait pas le secteur ».
![]() |
| Le refuge d'Hurtières au pied de la Grande Sûre |
Cours de gymnastique à Proveysieux dès le 29 septembre
Le cours est déjà composé d’un groupe de neuf personnes motivées, soucieuses de rester en forme en pratiquant une gymnastique d’entretien avec une professeur diplômée d’Etat et toujours dans la bonne humeur.
Toute personne intéressée, homme ou femme sera accueillie avec bienveillance.
Alors n’hésitez pas, venez rejoindre le groupe pour prendre soin de soi et partager des temps conviviaux.
Pour plus informations, vous pouvez contacter Anne Balestrieri au 04.76.56.85.23 ou Françoise Meyer au 06.89.15.51.79
Un projet de festival autour des arts du vivant (theâtre, danse, cirque, musique ...) à Quaix en Chartreuse. Appel !
Pour cela nous avons besoin de forces vives pour mettre en place toute l'organisation et ce serait idéal si c'était mixte et intergénérationnel.
Si l'aventure vous tente, je vous propose de me répondre en privé à ce mail, je constiturai ainsi une liste de diffusion restreinte
Notez aussi la date du jeudi 8 octobre de 19h30 à 21h (dans l'une des salles du village à définir) pour que l'on présente les premières idées.
Nous sommes également à la recherche d'un nom pour ce festival... Alors laissez libre cours à votre imagination et envoyez vos propositions en privé sinon la liste risque de saturer !"
Felix Portello, le nouveau berger proveysard arrive sur le commune le 1er septembre dans le cadre de la future Association Foncière Pastorale
![]() |
| Le parcours de la transhumance jusqu'à Proveysieux. Il passera par les hameaux de Bellevue, Rigaudière, Garcinière et fera escale à Moretière. |
Cet essai est une première marche pour la reconquête des pâturages du bas de la commune, la création de l’AFP sera la seconde marche, importante pour Félix et peut être d’autres repreneurs mais également pour la commune pour conforter l’agriculture, notamment l’élevage indispensa0ble pour maintenir les milieux ouverts, se prémunir contre les risques d’incendie de végétation et apporter une économie agricole de proximité.
lundi 17 août 2026
Au cours de l’été 2022, trois incendies sur le territoire de la commune de Proveysieux
![]() |
| Intervention des pompiers entre les routes de Quaix en Chartreuse et Proveysieux |
Le premier de ces sinistres avait démarré le 31 juillet depuis la route de Quaix-en-Chartreuse et, grâce à l’intervention rapide des pompiers, n’avait détruit qu’un hectare de broussailles.
Le deuxième avait eu lieu le 10 août de la même année, prenant naissance au niveau de la rue de Bellevue, au quartier de La Monta sur Saint-Egrève, en-dessous du hameau proveysard de Bellevue. Pas moins de 90 sapeurs pompiers et 20 véhicules de secours avaient été mobilisés, des opérations rendues compliquées par le fait qu’un incendie faisait rage au même moment sur les communes voisines de La Buisse et Voreppe. Le sinistre avait nécessité l’évacuation du hameau de Bellevue, une opération qui s’était faite avec une bonne acceptation des familles concernées.
| Le feu aux portes de Bellevue |
![]() |
| Le feu est parti du qaurtier de La Monta |
Cette même année 2022, un début incendie avait été signalé en montagne, sur la zone de Gaburet sur la montagne de Chalves, un sinistre sans doute provoqué par la foudre dans ce secteur particulièrement isolé.
Face à ces risques d’incendie de plus en plus fréquents, qui peuvent se déclarer dans des endroits difficilement accessibles, la commune de Proveysieux a réalisé une piste d’accès sur la montagne du Sac au cours de l’année 2024, accessible aux véhicules de secours légers, depuis le hameau de Rigaudière.
dimanche 9 août 2026
Les carrières de terre réfractaire, une exploitation fructueuse pour les habitants de Proveysieux
L'exploitation débuta en 1874 sur Bois Chourrot et Chambelin, à l’initiative de la société GADOT et MARTIN avant de s’étendre, quelques années plus tard à Crozet et de Grandchamp, les carrières les plus connues, dont quelques vestiges sont encore visibles. La grosse métallurgie qui s'était développée tout au long du XIXe siècle avait besoin de produits réfractaires pour fabriquer des briques et tapisser l'intérieur des fours. Avec d’autres carrières situées vers la prairie de Girieu, sur l’autre versant de la vallée, et au plus fort de cette activité quasi-industrielle, ce ne sont pas moins de neuf carrières sur sept sites différents qui sont en exploitation.
| L'arrivée du câble à la carrière de Crozet |
Depuis la route du col de la Charmette, le transport se faisait avec des tombereaux tirés par des bœufs, jusqu’à la gare de Saint-Robert, à Saint-Egrève, où les exploitants possédaient des entrepôts. Ces volumes étaient ensuite réexpédiés vers les principaux bassins sidérurgiques français : région stéphanoise, Bourgogne, Franche-Comté, Lorraine, Nord. Les transports s’effectuaient par des tombereaux à quatre roues tirés par des bœufs (photo), pouvant transporter de 4 à 5 tonnes de terre. Les proveysards, outre l’emploi direct dans les carrières, y trouvaient là l’occasion de s’employer en se faisant, de manière plus moins régulière, voituriers. C'était, pour eux, un bel appoint de revenu.
| Le transport en tombereaux tirés par des boeufs |
Au XXème siècle, une activité en déclin
Au printemps 1941, un important éboulement sur la
route du col de la Charmette coupa la
circulation et imposa ainsi l’arrêt de l’exploitation durant quelques années
puisque la circulation ne fut rétablie qu’en 1942-1943. A cause d’une faible
demande, une exploitation plus réduite reprit après la guerre.
En 1955, la carrière de Crozet fut certainement fermée et une nouvelle,
proche du col de la Charmette, ouverte avec une extraction assez modeste. Un
seul employé, assisté d’un aide, descendait durant les mois d’été quelques
camions vers l’entrepôt de l’entreprise à Saint-Robert. L’activité sur
Proveysieux perdurera jusqu’en 1968. Dans les années 1970-1980, les entrepôts
de la société situés à Saint-Egrève furent définitivement rasés.
Source : La Lettre N°37, revue de l’association « Histoire et Patrimoine Vence Neyron Cornillon ».
samedi 8 août 2026
Le Parc Naturel Régional de Chartreuse fait le bilan de 25 années de recherche et d'études sur le massif
Depuis sa création en 1999, le Conseil scientifique accompagne les réflexions et les actions menées en Chartreuse. Par ses expertises, ses analyses et ses contributions, il apporte des connaissances précieuses pour mieux comprendre les évolutions du territoire et éclairer les décisions publiques.
Le livret proposé (voir lien ci-dessous) rassemble une sélection d’actions emblématiques conduites ou accompagnées par le Conseil scientifique et ses membres. Il témoigne de la diversité des sujets abordés au fil des années : biodiversité, forêts, paysages, changement climatique, patrimoines naturels et culturels, gestion des espaces protégés ou encore usages du territoire.
À travers ces « morceaux choisis », ce document met en lumière le rôle joué par la recherche et l’expertise scientifique dans l’accompagnement des transitions et des grands enjeux auxquels la Chartreuse est confrontée. Il illustre également la richesse des collaborations entre le monde scientifique, les collectivités et les acteurs locaux.
Au-delà du bilan, ce recueil constitue aussi une mémoire vivante des travaux réalisés depuis plus de deux décennies. Il valorise les retombées concrètes de ces actions pour le territoire et rappelle combien la connaissance est un levier essentiel pour construire l’avenir.
Le PNRC vous invite à découvrir ce témoignage d’une science engagée, ancrée dans les réalités locales et tournée vers l’action.
vendredi 7 août 2026
Alertes sévères incendie sur le Sud Chartreuse et accès sentiers
dimanche 2 août 2026
Geoffrey Poulain, de technicien de la faune au Québec à berger d’alpages
Parcours assez original pour Geoffrey Poulain, le nouveau berger des alpages de la Sûre en charge de la garde du troupeau des génisses des plateaux. Il a grandi au bord du lac d’Aiguebelette, a suivi des études au lycée agricole à La Motte Servolex, en Savoie, avant de partir au Québec pour suivre des études de technicien de la faune, puis de biologie à l’université. « Au Québec, il y avait une vraie approche de travaux pratiques sur le terrain et une promesse d’emploi pratiquement garantie, c’est ce qui m’a poussé à partir », précise Geoffrey. Six années de formation outre Atlantique et une embauche pour des inventaires poissons en lacs et rivières, mais aussi sur les chiroptères, les amphibiens, éventuellement un peu de botanique, c’était ce qu’il recherchait. « On était dans des zones très éloignées de la civilisation, on partait parfois deux semaines, j’aimais beaucoup ce travail en milieu isolé dans le nord Canada, je travaillais pour une firme de consultants… ». Au bout de douze années « d’exil » et malgré des retours en France chaque hiver et des petits boulots, Geoffrey a souhaité se rapprocher de ses sources, de sa famille, ce qu’il vient de faire cette année, en mai.
![]() |
| Sur les alpages de la Sûre et de Jusson, un troupeu de 219 génisses, propriés de 11 éleveuse et éleveurs, gardées par Geoffrey Poulain |
Ce printemps, il se porte candidat pour un poste de technicien aux TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises), pour assurer une mission de suivi de la biodiversité, mais n’est finalement pas retenu. Un ancien copain du lycée agricole, berger à ses heures et avec qui il travaille de temps en temps le prévient que la Coopérative d’alpage des Gentianes, qui met des troupeaux en commun et exploite les pâturages de la Sûre, recherche un berger en urgence, suite à la défection du titulaire. Non disponible, il propose son pote Geoffrey… « J’ai un copain qui sait travailler dehors, il est débrouillard et motivé, il serait partant… ».
Malgré sa connaissance très relative du monde de l’élevage, de la
filière agricole et son éloignement du monde paysan, il postule. Il rencontre
les éleveurs qui font face à un gros problème de recrutement pour l’estive de
leurs génisses. Le courant passe entre eux, la motivation de Geoffrey passe
avant ses compétences. « J’ai alors
suivi une formation accélérée avec les éleveurs, une semaine après l’emmontagnée,
la montée aux alpages… Ils m’ont fait découvrir l’alpage, m’ont donné
quelques notions pour suivre le comportement des génisses, appréhender leurs
éventuels problèmes de santé et les soins aux animaux ».
Depuis le 23 juin et jusqu’à fin septembre, Geoffrey est donc en charge de la surveillance d’un troupeau de 219 génisses, propriétés de 11 éleveuses et éleveurs. Afin de ne pas dégrader les alpages, elles sont réparties sur 350 hectares sur six parcs : Bannettes, Vararey, Hurtières, Petite Vache, Grande Vache et Jusson. « J’ai une vraie responsabilité auprès des éleveurs… Ils m’ont confié l’avenir de leurs fermes… On est loin du travail en usine que j’ai pratiqué certains hivers… » précise Geoffrey. Avec un été particulièrement caniculaire et sec, son attention se porte beaucoup sur la ressource en eau, attentif aux bulletins météo.
![]() |
| Le refuge d'Hurtières |
Ce poste va lui permettre de rajouter une corde à son arc, une ligne supplémentaire sur son CV. Pour la saison prochaine, il guète les opportunités pour retrouver un travail plus proche de sa formation de technicien de la faune sauvage et pense repostuler pour les TTAF en espérant que sa candidature sera retenue…
Alain Provost
jeudi 30 juillet 2026
Des abreuvoirs pour la faune sauvage !...
L’urgence est absolue ! Un geste, un abreuvoir, des vies sauvées
Face à cette situation, la LPO lance le mouvement : des abreuvoirs pour la faune sauvage. Un récipient peu profond rempli d'eau, posé dans votre jardin, sur votre balcon, ou dans le parc près de chez vous, peut suffire à sauver un oiseau, un hérisson ou des insectes. Cette action est particulièrement importante dans les territoires touchés par la sécheresse ou à proximité des zones récemment frappées par les incendies (en dehors des zones évacuées interdites d’accès : respectez impérativement les consignes de sécurité).
Comment bien faire ?
- Privilégier un récipient de 3 à 4 cm, avec une pente douce ou une pierre pour permettre aux petits animaux de sortir facilement.
- Renouveler l'eau chaque matin, aux heures fraîches, pour limiter la prolifération des moustiques et la propagation de maladies.
- Disposer si possible l’abreuvoir à l’ombre et dans un endroit dégagé où les animaux peuvent voir venir les éventuels prédateurs

mercredi 29 juillet 2026
Le chalet de la Charmette a repris vie
Ce bâtiment construit en 1862, maison forestière jusqu’en 1920, devient un lieu touristique sous l’égide du Touring Club de France jusqu’en 1978 avant une période de quasi abandon de deux décennies où seule l’ONF en assure la gestion. L’Etat, propriétaire du lieu, décide de vendre le bâtiment en 2012. C’est en faisant connaissance avec des Proveysards qui en ont fait un lieu de rendez-vous et de mémoire depuis plusieurs décennies, que l’idée de partage prend forme auprès de Claire et Eric. « C’est parce que j’ai été très bien accueilli par les locaux qu’on a décidé de cette ouverture », précise Eric. Un projet est donc lancé en 2023 pour réinscrire le chalet de la Charmette dans la vie locale, « pour les gens du cru ». Peu formé à cette nouvelle vie pour ce projet, Eric se prépare en suivant une formation « cuisinier de terroirs » de sept mois à plein temps à l’AFRAT d’Autrans (Association pour la Formation des Ruraux aux Activités du Tourisme).
Situé au cœur de la forêt domaniale de Grande Chartreuse, à 1280 mètres d’altitude, à une heure du GR®9 qui relie le Jura à la Méditerranée, le lieu bénéficie de plusieurs atouts. Site idéal pour la découverte et l’observation des milieux naturels, de la flore et de la faune de Chartreuse, entre les massifs du Charmant Som et de la Grande Sûre, il est le point de départ de nombreuses randonnées pédestres, un but pour les cyclistes nombreux à se mesurer à ce col de première catégorie. Classé en zone Natura 2000, c’est aussi un lieu moins fréquenté que les grands sites de Chartreuse, comme le Charmant Som ou le cirque de Saint-Même, loin des bruits et des lumières de la ville et des canicules estivales, une alternative pour découvrir le massif de Chartreuse loin de l’axe des cols de Porte-Cucheron-Granier.
Rénové dans le respect de l’aspect architectural et la signature de ce lieu patrimonial avec des matériaux de qualité, repensé pour accueillir de nouveau du public, le chalet est donc ouvert toute l’année depuis août 2025 (*), pour accueillir toutes personnes venant découvrir la région et plus particulièrement randonner dans le massif de Chartreuse. Site isolé, le bâtiment fonctionne en totale autonomie avec des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques pour le chauffage et l’électricité, et le captage de la source de l’Oursière pour l’eau. Précision utile, le site, pourtant situé sur la commune de Saint-Pierre de Chartreuse, n’est accessible que par le versant sud, côté Saint-Egrève et la vallée du Tenaison en limite du territoire de la Métropole.
Depuis ce début d’été, Eric et Claire proposent aussi buvette et petite restauration les midis mettant en avant les produits locaux en circuit court. L’offre de base pourrait aussi bien convenir, à toutes saisons, pour des rencontres familiales et anniversaires, des réunions pour entreprises, séminaires ou des stages thématiques.
(*) Le chalet est ouvert toute l’année, sur réservation, cinq jours sur sept du mercredi au lundi, avec deux périodes de fermeture annuelle. La réservation se fait sur le site de Chartreuse tourisme (https://www.chartreuse-tourisme.com). Tout l’été, le chalet peut être aussi accessible quotidiennement en transport en commun par la ligne FLEXO 60 (via Tram E depuis Grenoble / arrêt Muret).Horaires.
Contacts : Tél. : 09 88 99 38 25 – 06 89 10 37 63 – contact@chaletcharmette.com
mardi 21 juillet 2026
Nouveau commerce à Quaix en Chartreuse : Marion Patry ouvrira "Le comptoir des 21" le mercredi 22 juillet
Trois études ont été nécessaires pour définir et monter un projet jugé viable. La dernière émanait du service du développement économique de Grenoble Alpes Métropole. Elle tendait à montrer que la création d’un commerce était possible à Quaix. Ont été analysés le site et les clientèles potentielles, l’offre et les services, l’aménagement des locaux, l’estimation des investissements pour le gérant, les financements possibles, la viabilité économique de l’établissement, le contrat d’exploitation et le recrutement de l’exploitant. Partant de ce projet, la municipalité a réalisé une transformation de son ancien local technique.
Le chantier, commencé en octobre 2025, a été achevé en mai 2026. En parallèle, l’équipe municipale a lancé un appel d’offres, en s’appuyant sur les critères définis par la Métro. La candidature de Marion Patry a été retenue par une commission dans laquelle siégeait Barbara Schuman, alors déléguée au commerce et à l’artisanat de l’entité intercommunale, des techniciens de la Métro et des élus du village. L’ouverture de l’établissement est prévue pour le 22 juillet à 10 heures, après une soirée d’inauguration qui aura lieu la veille.
Marion Patry, avant de se lancer dans la création de son établissement, gérait l’association “Montagnes au naturel”, dédiée au tourisme en moyenne montagne. Elle nous a donné des informations sur son parcours et sur ce qui l’a motivée à créer Le comptoir des 21 : « J’ai toujours été dans la fonction commerciale dans mes derniers métiers. Toute ma famille est dans la restauration. J’ai une sœur qui est cheffe cuisinière à Caen. Mon père, qui a une formation de charcutier traiteur et qui a fait de la cuisine tout au long de sa carrière, va venir travailler en cuisine cet été. Mon autre sœur est dans la pâtisserie. Comme elle est en reconversion, elle va faire un stage ici. Ce qui m’a motivée à venir ici, c’est le projet de vie au village, donner vie à ce coin magnifique. Quand j’ai vu l’appel d’offres, ça m’a tout de suite parlé. J’avais envie de quitter la vie de bureau, de remettre les mains dans le cambouis. Ce qui m’a plu aussi, c’est la pluriactivité, apporter des services aux gens, avoir un lieu assez hybride, un restaurant épicerie, un endroit où les gens se retrouvent. Ici, j’ai ressenti une attente, et ça me plaît de créer un lieu de vie assez central dans le village. Tout ne s’est pas fait tout seul, il a fallu de l’huile de coude pour soulever les fonds au niveau des banques. Mais je suis une bonne communicante et je n’ai pas essayé de m’écarter de ce que la municipalité avait en tête. Je pense qu’ils ont assez étudié les choses pour ficeler quelque chose de fiable. J’aime bien l’idée de l’esprit de comptoir, l’endroit où on se retrouve, on discute avec le tenancier, d’où le nom de mon établissement Le comptoir des 21. »
Les 21, c’est pour les 21 hameaux du village, remettre l’église au centre du village, faire un lieu pour tous les Queylards.
Une carte simple mais une offre variée, avec des produits locaux
Marion Patry défini sa carte comme reflet de l'« esprit bistrot » : un plat du jour à midi, et une carte très courte. Pour le soir, elle proposera des planches apéritives et des tartines. À partir de la rentrée, les vendredis et samedis soir, la carte sera plus étoffée. En dehors des heures de repas, l’établissement fonctionnera comme un bar café où l’on pourra boire un verre et déguster des goûters et des préparations sucrées. En parallèle, la partie épicerie permettra d’acheter des produits de première nécessité, de préférence locaux, du vin, de la bière et du pain.
lundi 20 juillet 2026
Sécheresse : Proveysieux passe en alerte renforcée
![]() |
| Une prairie du bas de la commune en août 2003, lors de la sécheresse |
"Quand on garde les brebis dans la montagne, on touche à l'essentiel" Ludivine, bergère au habert de Chamechaude en Chartreuse
![]() |
| Ludivine Lasserre garde 800 brebis, avec ses deux enfants et son compagnon, dans le massif de Chartreuse © Radio France - Véronique Pueyo |
Ludivine Lasserre, 45 ans, est la bergère du Habert de Chamechaude. Avec son compagnon Johan, ses deux enfants, Maxime 13 ans et Thomas 10 ans, et leurs chiens de conduite et de protection, ils gardent 800 brebis dans le massif de Chartreuse. Un métier passion, pas toujours facile.
Ludivine, 8 estives au compteur, découvre le massif de la Chartreuse. Originaire des Hautes-Alpes, c'est la première fois qu'elle découvre cette montagne au rythme de ses 800 brebis qu'elle emmène paitre tous les jours. Elle est tombée amoureuse d'un berger et c'est comme ça qu'elle est devenue bergère. "On prend soin des bêtes, que j'appelle mes filles, mais aussi de la montagne, de la biodiversité. Quand on est au troupeau, le temps n'est plus le même, c'est un retour à l'essentiel. On sort les brebis et leurs agneaux du parc à 6 heures. L'après-midi, elles chôment, c'est-à-dire qu'elles se reposent et nous aussi ! Et on les rentre vers 22 heures. Ça fait des grandes journées. Mais on est au rythme de la nature." (...)
mercredi 15 juillet 2026
Grâce aux travaux de la piste forestière, la prairie de Girieu de nouveau accessible, sous conditions.
Au fil des semaines et des mois, le conseil municipal prend ses marques. Ainsi, lors de la dernière réunion publique, le 9 juillet dernier, les habitants ont pu avoir la liste des responsables des différentes commissions ainsi que les représentants dans les différentes collectivités locales. Cette liste a, par ailleurs, été complétée lors de cette réunion où dix délibérations ont été votées à l’unanimité.
Le conseil municipal a également engagé une réflexion et pris des décisions visant à refondre le régime indemnitaire des agents municipaux. À cet égard, le maire a annoncé l’arrivée prochaine d’une nouvelle secrétaire de mairie, ce qui va permettre de soulager les élus de nombreuses tâches administratives.
Passerelle du Tenaison et piste forestière
![]() |
| La passerelle des Brieux |
![]() |
| La falaise élargie |
![]() |
| Le pont sur le Ris Drabon |
Un berger sur la commune
Dans le cadre du projet de création de l’association foncière pastorale autorisée (AFPA) menée par la commune, un berger a visité les pâturages concernés, s’est trouvé intéressé et envisage de faire un essai de pâturage avec son troupeau de quarante brebis qu’il vient de constituer. Il vient de faire les démarches auprès de propriétaires des secteurs de Charpenet à Moretière, ce qui lui permettra de faire pâturer ses brebis avec une convention d’un an. Il pratiquera plusieurs types de pâturages, en enclos et parcours conduits avec chien, pour voir comment adapter la conduite de son troupeau en fonction du relief, de la végétation et de la saison.
vendredi 10 juillet 2026
Avec la disparition de Gaston Navizet, Proveysieux et sa forêt en deuil
Gaston Navizet, personnage central dans la communauté
proveysarde, est décédé le 30 juin dernier suite à des problèmes de santé.
Avec son départ, "le petit Gaston" comme
l'appelait les anciens en référence à d’autres Gaston plus âgés, c'est toute
une partie de la mémoire de Proveysieux qui disparait, un village et un
territoire du sud Chartreuse qu'il connaissait comme sa poche, qu'il sillonnait
au quotidien depuis des décennies, depuis sa naissance, connaissances acquises
auprès de son grand-père. Si vous ameniez Gaston en forêt, que celle-ci soit
publique ou privée, il était capable de vous dire le nom des propriétaires des
parcelles fréquentées et vous raconter histoires et anecdotes sur ce domaine
forestier.
Né en 1943, Gaston a fréquenté l'école communale du haut, à Pomarey. Enfant, sa vie familiale vouée essentiellement au travail, au sein du hameau de Savoyardière n’a pas été simple : peu de joie, pas de cadeaux à Noël, obligé de travailler sans relâche. Sa sœur, Marie-Rose, de deux ans son ainée, était son seul soutien ; disparue tragiquement, ce sera une des plus grandes épreuves de sa vie.
Un homme de terrain
Le départ de Gaston, c'est aussi la disparition d'un vrai Proveysard, toujours prêt à échanger et rendre service, une belle personne, discrète, engagée, respectée, colérique parfois, sachant défendre ardemment ses idées et son territoire.
![]() |
| Gaston devant le captage d'eau de Bréduire |
Elu pendant 37 années au sein du conseil municipal de 1971 à 2008, adjoint sous les mandats de quatre maires successifs, Gaston s'est toujours dévoué à sa commune. Homme de terrain, il savait attirer l'attention de ses collègues élus et maires sur des sujets très pragmatiques, comme l'exploitation de la forêt, l’agriculture, la voirie ou le développement du réseau d'eau. Comme le rappelait Vincent, son fils, « sa compétence encyclopédique des forêts proveysardes faisait de lui, un expert et on l’appelait de partout pour des conseils sur les limites, les parcelles ou la valeur des arbres ».





















-et-un-espace-qui-sera-a-la-fois-un-comptoir-pour-les-consommateurs-et-un-coin-epicerie-photo-didier-sartor-178439.jpg)









