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vendredi 10 juillet 2026

Avec la disparition de Gaston Navizet, Proveysieux et sa forêt en deuil

Gaston Navizet, personnage central dans la communauté proveysarde, est décédé le 30 juin dernier suite à des problèmes de santé.

Avec son départ, "le petit Gaston" comme l'appelait les anciens en référence à d’autres Gaston plus âgés, c'est toute une partie de la mémoire de Proveysieux qui disparait, un village et un territoire du sud Chartreuse qu'il connaissait comme sa poche, qu'il sillonnait au quotidien depuis des décennies, depuis sa naissance, connaissances acquises auprès de son grand-père. Si vous ameniez Gaston en forêt, que celle-ci soit publique ou privée, il était capable de vous dire le nom des propriétaires des parcelles fréquentées et vous raconter histoires et anecdotes sur ce domaine forestier.

Né en 1943, Gaston a fréquenté l'école communale du haut, à Pomarey. Enfant, sa vie familiale vouée essentiellement au travail, au sein du hameau de Savoyardière n’a pas été simple : peu de joie, pas de cadeaux à Noël, obligé de travailler sans relâche. Sa sœur, Marie-Rose, de deux ans son ainée, était son seul soutien ; disparue tragiquement, ce sera une des plus grandes épreuves de sa vie.

Sa scolarité se poursuit au lycée Guynemer à Grenoble où il obtient un CAP de mécanique générale. Il commence sa carrière professionnelle chez Caterpillar, la poursuit au théâtre municipal de Grenoble où il s’occupe des décors. Grâce à une formation et un diplôme de menuisier charpentier, il entre au musée dauphinois où il sera chargé, auprès d’une équipe menée par Jean Guibal, le conservateur, de monter des expositions dont on connait la qualité. Au théâtre, comme au musée, Gaston était apprécié pour ses compétences. Il aura même l’occasion d’aller monter une des expositions à Québec, au musée des civilisations, lors d’un échange culturel.
En 1971, il se marie avec Cécile, originaire du village voisin de Mont-Saint-Martin. Ils s’installeront au bas du village dans le hameau de Rigaudière. De cette union, naitront Vincent en 1975 et Pascal en 1979.

Un homme de terrain

Le départ de Gaston, c'est aussi la disparition d'un vrai Proveysard, toujours prêt à échanger et rendre service, une belle personne, discrète, engagée, respectée, colérique parfois, sachant défendre ardemment ses idées et son territoire.

Gaston devant le captage d'eau de Bréduire

Elu pendant 37 années au sein du conseil municipal de 1971 à 2008, adjoint sous les mandats de quatre maires successifs, Gaston s'est toujours dévoué à sa commune. Homme de terrain, il savait attirer l'attention de ses collègues élus et maires sur des sujets très pragmatiques, comme l'exploitation de la forêt, l’agriculture, la voirie ou le développement du réseau d'eau. Comme le rappelait Vincent, son fils, « sa compétence encyclopédique des forêts proveysardes faisait de lui, un expert et on l’appelait de partout pour des conseils sur les limites, les parcelles ou la valeur des arbres ».
Pour Pierre Blanc, ancien maire pour qui il a été adjoint durant deux mandats, lui rendant hommage au cours de la cérémonie d’obsèques, Gaston « ne voulait pas réserver le village aux seuls qui seraient en capacité financière de se l’offrir. Il l’a prouvé par des choix fonciers que plusieurs habitants lui reconnaissent… ».
Cécile, son épouse, Vincent et Pascal, ses enfants sont en deuil… la forêt proveysarde aussi.

samedi 1 juin 2024

On l’appelait Ziquet…

Il s’appelait Louis Andrevon, mais pour tous les Proveysards, c’était Ziquet, un surnom qu’il avait depuis sa plus tendre enfance et qu’il portait avec fierté. Il nous a quittés en cette fin mai, à l’aube de son 80e anniversaire. 
 

Membre de plusieurs associations proveysardes, dont « Rencontres et Loisirs », dont il fut le président pendant dix ans, mais aussi de « L’Echo de Proveyzieux », où il rédigeait des recettes (La recette du chef Ziquet), sucrées et salées, plus caloriques que diététiques, mais toujours délicieuses et recherchées.  
 
Il était apprécié de tous pour son humour, sa bonhomie, son enthousiasme, sa générosité. Les membres de l’Echo se rappellent tous de ses bugnes, qu’il amenait en quantité lors des assemblées générales de l’association et des rissoles de la foire du 1er mai… 


Il y a une trentaine d’années, avec quelques habitants, il avait décidé de remettre en route le four du Mollard et d’y cuisiner pains et autres recettes de son cru. L’idée plut et fut le départ à plusieurs animations et fêtes autour des fours du village. Enthousiasmé par cette initiative, ses voisins ne tardaient pas à le nommer maire… de la Commune libre du Mollard ! La plaque, non officielle, est toujours présente au cœur du hameau...


Il avait aussi accordé quelques mots à l’Echo, lors de la publication d’un livre rassemblant les recettes publiées dans la revue locale : « La cuisine, et plus particulièrement la pâtisserie, j'y suis tombé dedans quand j'étais tout jeune. A l'époque, nous habitions une ferme à Virieu sur Bourbre et j'allais aider ma tante qui tenait un hôtel-restaurant. J'adorais déjà confectionner des gâteaux. Puis à 14 ans, j'ai eu envie de quitter ma campagne perdue pour aller à la ville. J'ai trouvé un emploi à la pâtisserie De Belval à Grenoble où j'ai travaillé pendant plus de 30 ans. À 47 ans, j'ai arrêté pour m'occuper de mes enfants. C'est à partir de ce moment-là que j'ai intégré l'Écho de Proveyzieux pour écrire notamment des reportages sur les châteaux de l’Isère et sur l’histoire des Chartreux, puis publier des recettes ».  
 
Lors de la cérémonie d’hommage qui a eu lieu en cette fin mai, il avait demandé à ce qu’on l’applaudisse lors de la sortie du cercueil de l’église, comme les artistes… Son cercueil était par ailleurs recouvert du drapeau savoyard, une région dont il était originaire et encore très attaché, du village d’Ecole en Bauges plus précisément.
Dans une courte intervention au cours de la cérémonie, Betty Raffin, au nom de « Rencontres et Loisirs », lui rendait hommage : « …il restera de toi, Bernadette et les enfants qui seront là pour dire : Il était là, il est ici. »

mardi 9 août 2022

Denis Fabre, un amoureux du patrimoine sous toutes ses formes

En ce milieu d’été 2022, Denis Fabre nous a quitté, une disparition soudaine et triste pour ce Proveysard d’adoption, qui aura marqué "l’histoire du village".

Denis Fabre habitait Proveysieux depuis 1974, d’abord à Pomarey, puis dans la grande maison du Gua, juste après le pont. Il était géologue-géotechnicien universitaire, a fait l’essentiel de sa carrière à Grenoble, de 1974 à 2002, puis à Paris au Conservatoire National des Arts et Métiers (chaire de géologie de la construction).
Dès son arrivée, il s’intègre aussitôt dans la vie du village, participe aux activités de l’Amicale de Proveyzieux et en assure même la présidence, de 1978 à 1983. Sa sérieuse érudition doublée d’une bonne pédagogie, ses connaissances dans le domaine de la géologie et la botanique sont appréciées. Il animera ainsi de nombreuse sorties et soirées diapos sur ses voyages à travers le monde. Participant aussi aux activités sportives, il ne faisait pas que de la figuration au cross de la foire ou à la montée de la Charmette.
Il participera aussi à la naissance le l’ASBC (Association Sportive du Balcon Sud de Chartreuse) dans sa section rugby, entouré d’une trentaine de Proveysards et Queylards. Il était 3ème ligne dans cette équipe qui participa vaillamment au Championnat des Alpes de 1979 à 1987 et même deux fois au Championnat de France en 1981 et 1982.

Proveyzieux rénove son église

En 1989, sous l’impulsion du père Philipe Mouy, curé de Proveysieux, et avec un groupe d’une trentaine de personnes, il créera l’association PRE (Proveysieux Rénove son Église). Pendant cinq années, il animera ce chantier de bénévoles auxquels on doit le renouveau de ce bâtiment qui fait la fierté des habitants. De nombreux Proveysards qui ont alors participé à la souscription publique ou aux très nombreux concerts des « Dimanches de Proveysieux » se rappellent de cette époque.
En 2011, aux côtés d’un dizaine de Proveysards et d'amis, il participera aussi à la défense du Chalet de la Charmette, un bâtiment que l’ONF mettait en vente.
Sa plus fidèle participation associative fut sans aucun doute sa collaboration active à la rédaction du journal « L’Écho de Proveyzieux ».
Toujours plein d’idées, il a écrit de nombreux articles sur le patrimoine de la Chartreuse, se rapprochant ainsi des structures du Parc Naturel Régional. Début 2019, il faisait encore partie de l’équipe. 

Assemblée Générale de l'Echo - Février 2019

Au Parc de Chartreuse
En 1999, il s’implique dans le Conseil Scientifique du Parc Naturel régional de Chartreuse, où il prend particulièrement en charge le suivi de la transition énergétique. Là aussi, ses compétences sont appréciées.
Membre de l’association des Amis du Parc de Chartreuse, il en devient le président en 2018, succédant à Jean-Louis Barbon. Au sein de cette association, il poursuivra ses activités au sein du massif, animant notamment sorties culturelles et patrimoniales.
C’est en 2019 qu’il se retirera brusquement de la vie publique, quittant même Proveysieux, son village, ce village qui avait tant aimé, laissant amis et villageois dans le questionnement.
Comme annoncé à la cérémonie d’adieu, Proveysieux lui rendra un hommage public au printemps 2023.

Je termine cet hommage, en citant Denis lui-même, dans un court message adressé aux Proveysards qui l’avaient élu président de l’Amicale.

Fête champêtre de Girieu - Juin 2013
« L'Amicale, pour nous tous, c'est un lieu de rencontres et d'échanges, une des répliques possibles à la vie urbaine et déshumanisée qui nous guette. Pour moi, l'étranger c'était d'abord une structure d'accueil : l’Écho mis dans ma boîte et qui me permettait peu à peu de prendre contact avec la commune ; des rencontres aussi avec tous ces gens d'ici dont je partageais l'air et l'espace ; un moyen d'ouvrir les yeux sur les autres et notre environnement…
C'était ces regroupements sympathiques dans les cafés pour la belote, à la cabane du téléski, à Girieu, où progressivement ma femme et moi nous nous sentions à notre aise, comme acceptés.
C'est cet esprit amical, ces contacts, ces échanges qu'il faut garder et promouvoir autour de nous. C'est aussi un passé dans on peut être fier et qui doit rester vivant pour que jamais Proveyzieux ne devienne cette cité dortoir que nous refusons tous. (…)
Écho N°10 - janvier 1978. Extraits « Le mot du Président »




jeudi 19 mai 2022

Françoise Rey, une histoire entre Quaix en Chartreuse et Proveysieux

Ce jeudi 19 mai, Queylards et Proveysards étaient réunis pour dire un dernier adieu à Françoise Rey, disparue brutalement la semaine dernière.
La nouvelle avait parcouru la foire de Proveysieux le 1er mai et c'est au cours de celle de Quaix que l'on a appris la triste nouvelle.
Françoise habitait Quaix en Charteuse depuis de nombreuses années et avait fondé une famille avec Aimé, son époux, dans ce village. De cette union sont nés Caroline et Fabrice.
Les Proveysards la connaissait bien pour l'avoir fréquentée et consultée lorsqu'elle était secrétaire de mairie dans notre village... Reconnue pour sa compétence, ses qualités humaines et professionnelles, son dévouement et sa discrétion, Françoise avait su s’attirer, tout au long de cette carrière municipale, la sympathie et l’amitié de nombreux habitants de Proveysieux.

"Françoise et Proveysieux ! Une singulière histoire d’amour..." 

...précisait Pierre Blanc, ancien maire, dans son hommage, entouré d'anciens élus et acteurs associatifs du village ou simples voisins.
"Nous avons eu cette chance de bénéficier de la présence forte et discrète de Françoise dans ses fonctions multiples de secrétaire de mairie au cœur d’un petit village, comme elle aimait à le présenter : attachant toujours, désarçonnant parfois ! Précisant au passage que dans le sien, voisin, c’était pareil", continue-t-il...
Des anecdotes, des souvenirs, chacun en a partagé avec elle, en tant qu'élu, fidèle de la bibliothèque ou simple habitant du village qui croisait Françoise et Aimé dans diverses manifestations du Balcon Sud de Chartreuse.

Juillet 2009. Après 19 ans passés à la mairie comme secrétaire, Françoise part en retraite

Pour ma part, je me rappelle de ce mois de juillet 2009, de son départ à la retraite en tant que secrétaire de mairie. 19 ans où elle aura travaillé successivement avec trois maires : André Paquet, Pierre Blanc et Christiane Raffin.

Pour fêter l’événement, la plupart des 40 élus qu’elle avait côtoyé au cours de sa carrière, avait tenu à venir lui dire au revoir et lui souhaiter une bonne retraite. Forcément émue par les marques d’amitié de cette rencontre, Françoise avait tenu à remercier toutes les personnes avec qui elle avait travaillé. « Je vous ai dit que je regarderai souvent de l'autre côté du Tenaison, vous m'avez encouragée à le franchir aussi souvent que je le voudrai ».
 
Pour cette ultime rencontre, beaucoup de Proveysards avaient tenu à franchir ce Tenaison pour un dernier hommage. 

jeudi 27 mai 2021

Jean Balestas, l'ancien maire de Saint-Egrève est mort

Ancien maire et ancien conseiller général de Saint-Egrève (Isère) dans les années 1970-1980, Jean Balestas est mort ce mardi soir. Avocat de profession, il fut aussi un ténor du barreau de Grenoble. L'un de ses fils et une de ses petites filles ont suivi sa voie. (...)

Voir suite de l'article sur le site de France Bleu Isère

Photo : Jean Balestas aimait beaucoup venir à Proveysieux. C'était un fidèle de toutes les manifestations culturelles ou festives de notre village, comme ici lors d'une cérémonie de vœux de la municipalité où il apportait son savoir...

dimanche 7 juillet 2019

Stéphanie Tur s’est arrêtée alors que nous continuons tous notre chemin

Stéphanie Tur a animé le CCAS de 2006 à 2008
Stéphanie Tur est partie. La communauté villageoise a été très touchée d'apprendre sa disparition et lui a rendu un hommage chaleureux lors d'une cérémonie de partage et d'amitié.
Ce blog est ouvert à qui veut informer, mais aussi témoigner. 
Voilà l'hommage des parents d'élèves  - de ces années -, sous la plume de Véronique Laforets qui a partagé de nombreux moments avec Stéphanie, Philippe et ses enfants...
 
...

Stéphanie, c’était la bonne marraine des enfants.
La marraine des petits qui arrivent au monde. Neveux, nièces, enfants des collègues...
Un gilet pour celui-ci, un bonnet ou une couverture pour celle-là.
Elle essayait des points, choisissait les couleurs, espérait que ça plaise aux parents.
Dans l’équipe municipale et au CCAS dont elle a été vice-présidente de 2006 à 2008, elle a proposé que la commune fasse un cadeau de naissance pour chaque petit né à Proveyzieux. Et c’est ce qui a été fait.

Stéphanie, c’était aussi la marraine des plus grands.

Pendant 6 ans, elle a animé le « Club nature » un samedi par mois pour les enfants du village avec Véronique Curtenaz et Micheline. Avec elles, ils sont partis en ballade, ils ont cherché des traces, construit des affûts pour surprendre les animaux.
Pendant 15 ans, sa cuisine a été ouverte pour les cantines partagées avec Manu, Odile, Hélène et d’autres encore.
Elle s’est investie dans l’association des parents d’élèves.

Mais surtout, Stéphanie faisait partie du « gang des mères », comme disait son fils Pierre, avec ses copains Olivier et Marceau. Un gang qu’ils qualifiaient de redoutable ou de bienveillant, ça dépendait des jours. Elle savait dire le mot d’encouragement, elle avait une attention singulière pour celui qu’elle sentait inconfortable dans le groupe. Pour les enfants proches, leurs amis, et les amis de leurs amis… Ils ont toujours trouvé une place dans la voiture de Stéphanie et il y avait toujours un quelque chose pour le goûter à Planfay.
Pendant six ans, Stéphanie Tur a animé le Club Nature
 
Tout cela a tissé des liens forts et les a aidés à grandir en confiance et en sécurité.
Stéphanie leur a fait un immense cadeau.

Lorsqu’ils sont devenus adultes, elle a continué à les voir avec plaisir, à demander des nouvelles de ceux qu’elle ne voyait plus. Elle se tenait au courant des difficultés de l’un, des réussites de l’autre, des amours, des peines, de leurs intérêts… Toujours pudique, jamais inquisitrice.

Ce mois de février, lors du dernier week-end qu’on a passés ensemble avec nos enfants et leurs amis, elle les regardait avec plaisir et disait :
« C’est super de voir ces jeunes adultes, juste avant qu’ils deviennent parents à leur tour. »

Stéphanie avait l’intérêt et le souci constant des enfants.
Ceux qui sont là, ceux qui n’y sont plus, ceux qui sont à venir.
Elle aimait les voir grandir,

Elle a adoré voir pousser la vie.
                                                                              Véronique Laforets

lundi 13 mai 2019

Christian Fontaine Vive Roux nous a quittés


C’était le 1er mai à Proveysieux, jour de la fête annuelle, et une bien triste nouvelle s’est vite répandue : Christian Fontaine Vive Roux nous a quittés. Subitement le soleil qui brillait avantageusement et enchantait la fête s’est caché derrière les nuages.
Pour beaucoup d’habitants du village cette disparition soudaine a été un choc. Pour sa famille, ses proches, la fin d’une époque joyeuse parmi les siens. Par pudeur, on parle souvent des personnes qui partent au terme d’une longue maladie… Dans le cas de Christian, c’est la brièveté de sa disparition que chacun retiendra.
Aîné d’une famille de six enfants, Christian est né en février 1953. Il a commencé sa carrière professionnelle grenobloise chez Neyrpic où son métier lui imposait de nombreux déplacements en France et à l’étranger.
 
Après sa rencontre avec Marie-France, qui allait devenir son épouse en 1979, il s’installe à Proveysieux et fonde une famille. François naît puis Laurianne, et l’envie de trouver une vie professionnelle plus stable pour être auprès des siens. Il trouve un emploi à l’ESAT Sainte Agnès auprès de travailleurs handicapés, puis à ESTHI à Saint Martin d'Hères où il a fait toute sa carrière en tant qu’éducateur technique spécialisé toujours avec des travailleurs handicapés, une belle occasion d’aider les autres, une valeur qu’il aimera partager en toute humilité jusqu’au terme de sa vie. Alice et Audrey sont venues agrandir cette famille, puis une nouvelle génération qui, tous ensemble, feront le bonheur du couple. Il était grand-père de 11 petits-enfants, de 10 ans à 8 mois.
 
Christian s’est toujours beaucoup investi dans les associations du village, toujours volontaire pour participer à l’organisation d’une fête auprès de ses amis de l’Amicale, toujours présent pour aider à cette vie associative si précieuse à Proveysieux.
Il n’exerçait pas ses talents d’organisateur comme il pouvait le faire au Verger conservatoire, mais quelles que soient les tâches, il les assurait discrètement, efficacement, toujours avec plaisir.
 
Pendant 20 ans, il a aussi beaucoup œuvré pour le développement de l’association du Verger Conservatoire sachant organiser le travail, fédérer l’équipe de copains, toujours dans la bonne humeur et la joie, avec discrétion et efficacité.
Lorsque l’idée de la construction du four de Pomarey a germé en 2015, il a immédiatement adhéré au projet, avec beaucoup d’enthousiasme et a beaucoup donné de son temps pour la construction de ce bâtiment lors de l’été 2016, un four désormais bien utilisé lors des fêtes et rencontres. Son empreinte y restera gravée.