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mercredi 16 novembre 2022

Les enfants de l’école de Proveysieux replantent leur forêt communale

Ce mardi 15 novembre, soit quelques semaines après les adultes, ce sont les enfants de l’école de Proveysieux qui ont entrepris de faire une plantation d’arbres sur le territoire communal, qui est aussi un peu le leur. 

Encadrés par une douzaine de parents d’élèves, d’enseignants et de membres de la commission communale forêt, 39 enfants de la grande section jusqu’au CM2, de 5 à 11 ans, ont donc pris la direction du col de la Charmette, en bus, avant de grimper jusqu’au secteur des Plats et atteindre une parcelle communale située au nord de la prairie de Girieu.


 

Leur mission, repeupler une des parcelles forestière en épicéas, une espèce qui tend à se raréfier sur le secteur. Démarche citoyenne pour reboiser et planter des espèces plus adaptées au nouveau défi climatique à partir de plants provenant des Alpes du Sud. En octobre dernier ce sont déjà plus de 1000 arbres qui avaient été plantés vers la Pinéa. Ce mardi, ce sont 100 épicéas qui ont été mis en terre par les enfants.


Cette démarche, lancée par la « commission forêt » de la commune, a pour but d’impliquer les habitants à la reconstitution de la forêt productive. Les enfants, qui seront les acteurs de demain, ne pouvaient pas être mis à l’écart du projet participatif.
Ce mardi était vraiment un temps fort de ce projet scolaire initié par Bernard Michallet, élu de la commune. Il l’avait présenté en juin dernier au conseil d’école, mais les enseignants avaient préféré différer d’une année afin d’étaler toute la démarche pédagogique sur l’année scolaire 2022-2023.


Pas toujours de taille pour faire les trous ou planter les bâtons de repérage, une tache réservée aux adultes, ils ont chacun pu mettre en place un ou deux épicéas. Nul doute que les enfants auront à cœur de revenir sur site pour voir l’évolution de « leurs » arbres.

Un projet scolaire citoyen
Sarah Foulon et Estelle Virgone avaient, ce jour, la charge des 39 élèves de l’école pour la phase pratique de ce projet scolaire. Sarah le détaille : « Après la présentation par Bernard Michallet, il a été décidé d’exploiter cette idée sur l’année scolaire 2022-23 pour l’inclure dans une démarche plus globale avec une découverte de la biodiversité sur le territoire chartrousin. Depuis la rentrée, on a déjà eu une animation, soutenue et financée par le PNRC (Parc de Chartreuse) de l’association Cartusiana, qui est intervenue dans chaque classe pour présenter et expliquer la biodiversité. Aujourd’hui c’était le temps fort du projet avec cette plantation qui a entrainé des tas de questions des petits Proveysards.
Dans les semaines et mois à venir, Sylvène Allard, chargée de mission Education au territoire du PNRC, viendra parler plus généralement du massif de Chartreuse avant le retour de Bernard Michallet qui, lui, orientera son discours sur l’évolution de la forêt au fil du temps et les métiers en lien avec le milieu »
.



Un jardin dans le cadre de l’école
« On a voulu ensuite continuer et poursuivre dans cette idée de territoire, de démarche globale et de réflexion sur la biodiversité en pointant le côté local, manger sain et prendre soin du vivant. On va ainsi remettre en place un jardin à l’école avec des carrés potagers. Les planches, issus d’arbres coupés sur place, ont été fabriquées par Alain et Joël Denat à la scierie hydraulique de Savoyardière et les carrés seront installés au printemps. Des espèces un peu précoces seront plantées et semées dans cet espace afin d’assurer une récolte avant la fin de l’année scolaire. On verra comment faire un retour de tout ce projet auprès de l’école et des parents. Ce sera peut-être une restitution globale de tous les projets de l’année ou une présentation particulière », précise encore Sarah Foulon.
Les enfants et les accompagnants devant le chalet des Plats

mardi 4 mai 2021

Les enfants de cycle 2 de l’école de Proveysieux ont imaginé leur maison idéale et remporté un prix national

A la veille des vacances de Pâques, les enfants de la classe de Sarah Foulon, élèves de cycle 2 (CP/CE1et CE2), ont eu un beau cadeau. Ils ont en effet été lauréats du concours national « Comment j’ai inventé ma maison », un deuxième prix qu’ils partagent avec neuf autre classes.
119, c'est le nombre de classes qui, cette année, s'étaient inscrites à ce concours organisé par la BNF (Bibliothèque Nationale de France), le syndicat SNUIpp-FSU en partenariat avec plusieurs maisons d’édition.
Pendant cinq mois, d’octobre 2020 à mars 2021, les 18 élèves de la classe de Sarah ont planché sur ce thème et imaginé leur maison idéale, celle qu’ils aimeraient habiter plus tard.


Des inspirations locales ou historiques
Pour construire cette bâtisse, ils se sont inspirés de constructions historiques comme celles du Moyen Age ou de l’époque romaine. Ils ont aussi été aidés par des intervenantes extérieures comme Sidonie Fromentin, référente numérique à l’Éducation Nationale avec qui ils ont travaillé sur Genially, une application qui leur présentait toutes les étapes du projet. Sandrine Guénard, médiatrice culturelle de l’association « Histoires de... », autre intervenante, leur a parlé histoire, patrimoine, culture, art... Avec elle, ils ont découvert le patrimoine de leurs hameaux, appris à observer l’environnement et l’habitat animal. Ils ont essayé de comprendre pourquoi et comment les Anciens du village avaient construit leurs maisons avec la main d’œuvre et les matériaux locaux.
Ils sont passés par une grosse étape de réflexion, en petits groupes, chacun imaginant sa pièce, son étage, son plan, ses matériaux à travers son savoir. Tout a été transcrit sur un livret de bord avec les différentes étapes. Ils ont tourné des vidéos dans les hameaux, fait des enregistrements, pris beaucoup de photos et rempli des pages et des pages de dessins et tableaux. Ils ont aussi et surtout beaucoup échangé, faisant preuve de beaucoup d'inventivité et de créativité.

La classe de cycle 2 de Sarah Foulon a remporté le deuxième prix du concours national « Comment j’ai inventé ma maison ».

Leur maison idéale


De la théorie à la pratique
Réfléchir, c’est bien, mais montrer et construire c’est mieux… Ils sont donc passés de la théorie à la pratique. Une maquette d’un mètre de haut a ainsi été construite où chaque groupe a réalisé son étage. La période de confinement a ainsi été une belle ressource d’idées, chacun observant son propre habitat. L’histoire ancienne est revenue dans les échanges et a été source d’inspiration pour s’orienter vers une maison bioclimatique. On a construit certains murs en pisé comme dans les granges du village, on a installé les animaux domestiques au sous-sol, pour chauffer les étages, on s’est inspiré des demeures du Moyen Age ou de l’époque vénitienne pour repenser les espaces de vie et installer un bassin récupérateur d’eau de pluie.
Ils se sont aussi intéressés au petit patrimoine, avec les bassins et fours, encore bien présents au village ainsi qu’aux métiers. Ce projet, purement cartusien (on n’est pas à Grenoble, nous !), fera peut-être germer des futurs architectes ou constructeurs… déjà en herbe ! Et puis l’imagination et le rêve ont pris le dessus avec un bouton (une noix, référence régionale !) sur le toit, permettant d’agrandir et rapetisser la maison, précisant aussi que celle-ci pouvait tourner sur elle-même au fil des saisons. Et puis, ils s’y voient déjà, vivant dans cette maison, leur maison… 


Le Jury, très attentif à l'investissement des enfants au sein de leurs classes, a donc sélectionné le projet de l’école de Proveysieux en lui attribuant un prix. Ce sera une tablette numérique. Sarah Foulon, l’enseignante, qui les a bien guidés tout au long du projet, espère pouvoir montrer le travail de sa classe avant la fin de l’année scolaire, ceci si le protocole sanitaire ne vient pas contrecarrer sa présentation.

Paroles de constructeurs en herbe
Léia : « C’est une maison qu’on peut tourner en fonction du temps, s’il fait très chaud on peut tourner la façade en verre du côté nord et la façade en bois du côté sud, comme cela il fait moins chaud ».
Anna : « moi, j’ai bien aimé quand j’ai fait le bouton magique pour agrandir et rétrécir notre maison ».
Nino : « Moi, j’ai bien aimé quand on a fait les métiers. Dans mon groupe, on était les charpentiers, on devait faire un texte qui expliquait comment [ils] construisaient les maisons. La charpente est le squelette de la maison ».
Robinson et Théo devant une grange retapée (extrait vidéo) : « Les poutres qui sont là s’appellent des potences et servent à tenir le toit. Le bois de la charpente vient de la forêt autour de Pomarey. La poutre la plus importante de la grange s’appelle la faitière ».
Pierre-Arthur : « Zoé, t’as des pierres partout chez toi ?... Zoé (devant sa maison) : oui, là t’as un galet, là, t’as des pierres de taille, là, t’as des tufs… ». P.-A. : « Pourquoi, y’a plein de trous dans la tuf ? » Z. : « parce que la tuf, c’est de la mousse pétrifiée… ».


Témoignages avec l’aide de l’Echo de Proveysieux et du logiciel Genially… Vous pouvez aussi consulter le site Internet Genially avec tous les travaux et réalisations des élèves

jeudi 17 septembre 2020

La commission extra-municipale "Enfance/Education/Jeunesse" se réunira le jeudi 24 septembre

Selon les élus, "Cette commission aura à cœur de se préoccuper de l’enfant de 0 à 18 ans et de porter des projets porteurs de sens pour la jeunesse de notre village".
Les habitants qui avaient manifesté leur intérêt pour cette commission seront contactés directement. Si vous souhaitez vous joindre à cette équipe et souhaitez faire part d’idées ou d’actions pour la jeunesse, n’hésitez pas à faire part de votre intérêt pour la commission directement par mail auprès de la mairie : mairie@proveysieux.fr
Vous pouvez aussi prendre contact avec les élus directement en charge de l’enfance-éducation-jeunesse : Catherine Cambrils, Marie Kerjean et Élodie Villain.

lundi 11 mai 2020

Pas de réouverture de l’école de Proveysieux avant le 18 mai. Ce sera sans les maternelles


L’équation n’est pas simple pour ce retour à l’école après huit semaines d’absence pour l’ensemble des élèves, des enseignants et du personnel municipal. Suite aux propositions gouvernementales de réouverture des classes, des décisions ont été prises entre élus des communes et enseignants, quant à l’accueil des enfants.
L'école va retrouver de la vie après ces huit semaines de confinement

En septembre 2019, lors de la dernière rentrée scolaire, 52 élèves ont été accueillis à l’école de Proveysieux, soit 15 en maternelle, 21 pour la classe de CP/CE1/CE2 et 16 en CM1/CM2. Selon les directives de l’Education Nationale et pour répondre à toutes les conditions du déconfinement, notamment en respectant les conditions sanitaires et de distanciation physique, les effectifs ne doivent pas dépasser 15 élèves par classe. En fonction de ces données, les élus de Proveysieux ont décidé de ne pas ouvrir l'école avant le 18 mai, sous condition que le protocole sanitaire imposé par l'Éducation Nationale puisse être respecté. D'autre part, les enfants de maternelle ne seront pas accueillis. Cette semaine de prérentrée permettra de reconfigurer les lieux d'accueil".
 
En pratique, et ceci jusqu’au mardi 2 juin, date butoir pour peut-être mettre en place un autre fonctionnement et un autre accueil, l’école de Proveysieux devrait accueillir deux groupes de 5/6 enfants, le matin, de 8h30 à 12h. Ces enfants seront prioritairement des enfants ciblés comme étant des élèves à besoin, fragiles, auxquels viendront s’ajouter des enfants jugés prioritaires (enfants de personnel soignant, d’enseignants dans la même école ou de personnel municipal présent à l’école). Les enseignantes se réservent l'après-midi pour l'enseignement à distance.

Pendant cette période, il n’y aura pas de service de cantine scolaire, ni de repas froids apportés par les élèves. Il n’y aura pas non plus de garderie avant ou après les cours, ni d’activités périscolaires habituellement organisées par le Sou des Ecoles. Quant au transport scolaire, qui devrait redémarrer ce lundi 11 mai avec le bus Flexo, il se fera sans personnel accompagnant.
En ce qui concerne les conditions sanitaires, le maire annonce que tout a été mis en place pour que le protocole soit respecté, tant au niveau du matériel de protection que de la distanciation physique.
Cette période de trois semaines de fonctionnement, qui englobera les deux week-ends prolongés de l’Ascension et de Pentecôte, réduisant cette période à 11 jours de classe servira de test grandeur nature, mais pourra être complètement remise en cause le 2 juin. Quant à la rentrée scolaire de septembre, autant dire qu’elle parait très lointaine !