Il y a quelques décennies, on trouvait encore dans un des trous exploités, les restes d’une échelle, un sapin d’une vingtaine de mètres de long avec des échelons plantés dans le tronc. Une cavité plus modeste située à proximité du chalet du col de la Charmette, servit également de réfrigérateur.
Plusieurs visites faites par des géologues à différentes périodes de l’année ont permis de suivre le fonctionnement des glacières. L’alimentation par chutes de neige pénétrant directement dans les ouvertures n’est pas négligeable, puisqu’il tombe plusieurs mètres de neige par an dans ce secteur de la Chartreuse.
Mais la partie la plus importante est sans doute due à des coulées de neige à partir des entonnoirs naturels qui entourent les ouvertures des glacières. On pense que du temps de l’exploitation de ces glacières, elles étaient remplies artificiellement de neige, afin d’augmenter leurs rendements.
Dans le fond des cavités, les cycles gel-dégel sont très peu nombreux. Un thermomètre enregistreur placé dans les glacières à plusieurs périodes de l’année à montré une constance remarquable de la température au fond des cavités, entre -20 et 00. Une masse d’air froid et pratiquement non renouvelée est donc piégée en permanence au fond de ces cavités. La transformation de la couche neigeuse en glace est donc essentiellement due à la pression engendrée par les accumulations successives.
La présence d’une glacière dans un massif calcaire karstifié et à une altitude suffisante, n’est pas extraordinaire. On en connaît de nombreuses dans le Vercors, mais celles de la Chartreuse sont plus rares et moins connues.
Source : “L’Echo de Proveysieux 1977”
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