L'exploitation débuta en 1874 sur Bois Chourrot et
Chambelin, à
l’initiative de la société GADOT et MARTIN avant de s’étendre, quelques années
plus tard à Crozet et de Grandchamp, les carrières les plus connues, dont quelques
vestiges sont encore visibles. La grosse métallurgie qui s'était développée
tout au long du XIXe siècle avait besoin de produits réfractaires pour
fabriquer des briques et tapisser l'intérieur des fours. Avec d’autres
carrières situées vers la prairie de Girieu, sur l’autre versant de la vallée, et
au plus fort de cette activité quasi-industrielle, ce ne sont pas moins de neuf
carrières sur sept sites différents qui sont en exploitation.
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| L'arrivée du câble à la carrière de Crozet |
Depuis la route
du col de la Charmette, le transport se faisait avec des tombereaux tirés par
des bœufs, jusqu’à la gare de Saint-Robert, à Saint-Egrève, où les exploitants
possédaient des entrepôts. Ces volumes étaient ensuite réexpédiés vers les
principaux bassins sidérurgiques français : région stéphanoise, Bourgogne,
Franche-Comté, Lorraine, Nord. Les transports s’effectuaient par des tombereaux
à quatre roues tirés par des bœufs (photo), pouvant transporter de 4 à 5 tonnes
de terre. Les proveysards, outre l’emploi direct dans les carrières, y trouvaient
là l’occasion de s’employer en se faisant, de manière plus moins régulière,
voituriers. C'était, pour eux, un bel appoint de revenu.
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| Le transport en tombereaux tirés par des boeufs |
Le pic d’exploitation de la terre réfractaire à Proveysieux fut atteint
durant la première guerre mondiale, où les productions de guerre nécessitaient
d’importants volumes d’acier et de métal. En 1916, la Société de carrières de
terre et sables réfractaires de l’Isère et Gadot et Martin extrayèrent ainsi 15
844 tonnes de terre.
Au XXème siècle, une activité en déclin
Au printemps 1941, un important éboulement sur la
route du col de la Charmette coupa la
circulation et imposa ainsi l’arrêt de l’exploitation durant quelques années
puisque la circulation ne fut rétablie qu’en 1942-1943. A cause d’une faible
demande, une exploitation plus réduite reprit après la guerre.
En 1955, la carrière de Crozet fut certainement fermée et une nouvelle,
proche du col de la Charmette, ouverte avec une extraction assez modeste. Un
seul employé, assisté d’un aide, descendait durant les mois d’été quelques
camions vers l’entrepôt de l’entreprise à Saint-Robert. L’activité sur
Proveysieux perdurera jusqu’en 1968. Dans les années 1970-1980, les entrepôts
de la société situés à Saint-Egrève furent définitivement rasés.
Source :
La Lettre N°37, revue de l’association « Histoire et Patrimoine Vence
Neyron Cornillon ».