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mercredi 10 juin 2026

Les élus locaux dans les assemblées exécutives de la METRO et du SIVOM

Réunis en conseil métropolitain le vendredi 22 mai, les élus de Grenoble Alpes Métropole ont officialisé les délégations des 20 vice-présidentes et vice-présidents ainsi que des 9 conseillères et conseillers délégués.



Le nouvel exécutif s’organise autour de quatre grands pôles couvrant l’ensemble du champ des missions métropolitaines : les services publics de proximité, l’économie et l’attractivité, les finances et ressources, ainsi que le cadre de vie, l’aménagement du territoire et les transitions. Chaque pôle regroupe plusieurs vice-présidents, appuyés par des conseillers délégués.
Voir le détail des attibutions sur le site de la METRO

Le canton bien représenté
Signalons par ailleurs, que quatre des six maires de notre canton de Saint-Egrève font partie de cet exécutif :
  • Marc DEPINOIS, maire de Mont-Saint-Martin, vice-président à l’administration générale, aux ressources humaines et au patrimoine.
  • Laurent AMADIEU, maire de Saint-Egrève, vice-président à la création et au réaménagement de l'espace public et de la voirie, à la végétalisation et aux mobilités actives.
  • Sylvain LAVAL, maire de Saint-Martin-le-Vinoux, vice-président à la voirie, à l’entretien, à la proximité et aux ouvrages d’art.
  • Eric ROSSETTI, maire de Quaix-en-Chartreuse, vice-président à l’urbanisme et au PLUi.

Le SIVOM du Néron a également élu son éxécutif pour ce mandat. 
Pierre Faure, ancien maire de Quaix-en-Chartreuse (et désormais 2ème adjoint) a été réélu à son poste de président. Pierre Faure est président du SIVOM depuis juin 2016.
  • Le 1er vice-président est Stéphane DUPONT-FERRIER, maire du Fontanil-Cornillon, délégué à l’administration générale, aux Ressources Humaines, aux Finances, au Budget pour l’ensemble des compétences du Syndicat.
  • Le 2e vice-président est Nicolas KURTZROCK, conseiller municipal de la Ville de Saint-Egrève, délégué à la réalisation et la gestion des équipements sportifs intercommunaux, la gestion des équipements sportifs à usage intercommunal.
  • Le 3e vice-président est Mouhnir BOUALITA, conseiller Municipal de Saint-Martin-le-Vinoux, délégué à la politique d’éducation sportive et la relation avec les clubs intercommunaux.
  • Nicolas JALLOT, maire de Proveysieux et Marc DEPINOIS, maire de Mont-Saint-Martin sont simples membres de ce Bureau syndical.
Pour rappel, Le Comité syndical du SIVOM du Néron est composé de 16 membres titulaires et de 16 membres suppléants, et répond aux mêmes règles de quorum applicables au sein d’un conseil municipal. La Commune de Saint-Egrève est représentée par 5 membres, la commune de Saint-Martin-le-Vinoux par 3 membres et les communes du Fontanil-Cornillon, de Quaix-en-Chartreuse, de Proveysieux et de Mont-Saint-Martin par 2 membres.

lundi 27 avril 2026

Les élus de Proveysieux ont voté le budget primitif

Mercredi dernier, le conseil municipal a validé à l’unanimité les délibérations qui concernaient le budget primitif 2026. Et un point a été fait sur les principaux travaux à venir à Proveysieux.

Pour ce deuxième conseil municipal du mandat, mercredi 22 avril, les élus avaient fort à faire avec pas moins de 14 délibérations à l’ordre du jour dont un gros morceau qui concernait les finances communales.

Maintien des taxes au même niveau qu’en 2024

Ainsi, les élus ont adopté le budget primitif 2026 pour 801 568 € en fonctionnement et 409 120 € en investissement. Fort de ces chiffres et « afin de ne pas alourdir la charge financière dans un contexte inflationniste difficile pour les familles », les élus ont décidé de maintenir au même niveau qu’en 2024, les taux d’imposition des trois taxes (habitation pour les résidences secondaires, foncier bâti, foncier non bâti) avec une recette fiscale attendue de 186 849 €. Les délibérations qui concernaient le budget de la commune ont été votées à l’unanimité.

Tourbière de Manissole, piste forestière de Girieu : où en est-on ?

Les élus ont ensuite voté une demande d’aide financière auprès de la Région pour des travaux de restauration de la tourbière de la Manissole. Avec un coût prévisionnel de 19 765 €, entièrement subventionnés, ces travaux consistent en un arrachage de la saulaie située en amont afin de réalimenter la zone humide, un site classé Natura 2000 situé dans la forêt de Génieux. Les travaux devraient s’étaler sur 2026 et 2027.

Différents représentants ont ensuite été désignés parmi les élus, notamment aux pompes funèbres intercommunales, au conseil d’école et à l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise. En ce qui concerne la commission communale des impôts directs, la liste des délégués n’était pas encore bouclée.

La falaise des Paleys

 

Parmi les informations diverses apportées par les élus, on retiendra que le marché pour la piste forestière de Girieu a été attribué. Ces travaux, qui devraient démarrer dès ce printemps, concernent aussi la réfection d’un pont en amont du hameau de Planfay et la purge de la falaise des Paleys, ce qui devait autoriser l’accès de la prairie de Girieu aux véhicules autorisés. Si les travaux de ce dernier site sont réalisés rapidement, la prairie pourrait de nouveau accueillir la traditionnelle fête champêtre du village dès cet été, un événement organisé par l’Amicale de Proveysieux.

 

 

 

Où l'on reparle de la fiscalisation du SIVOM du Néron

Le sujet de la fiscalisation du SIVOM du Néron qui, on s’en rappelle, avait provoqué de nombreux échanges lors du précédent mandat, est revenu sur la table. Pour mémoire, en 2024, Proveysieux avait souhaité se retirer de cette collectivité (finalement refusée), prétextant une charge financière trop lourde pour la commune et ses administrés. Très partagés sur le sujet, les élus ont finalement décidé de ne pas revenir sur la proposition du SIVOM avec une fiscalisation de l’ordre de 16 000 € portée entièrement portée par les contribuables qui devraient ainsi voir une augmentation de la partie « syndicat de communes sur leur prochaine taxe foncière.

jeudi 19 mars 2026

Installation du conseil municipal de Proveysieux


Le prochain conseil municipal de Proveysieux aura lieu ce vendredi 20 mars, à 20 h en mairie. Au cours de cette réunion, présidée par Bernard Michallet, élu sortant et doyen d'âge, il sera procédé à l’élection du nouveau maire issu des résultats du premier tour des élections du 15 mars 2026. Ensuite, le maire nouvellement élu présidera la séance.
Le nombre et le nom des adjoints seront également votés ainsi que les noms des représentants dans les différentes institutions (SIVOM, Parc de Chartreuse), collectivités et commissions municipales.

Les indemnités de fonction des élus, la désignation des membres de la commission d'appel d'offre seront également votées

mardi 3 mars 2026

Pour les élections municipales, Nicolas Jallot mènera la liste « Proveysieux Vivre ensemble ».

Pour l’élection municipale de Proveysieux, on s’attendait à rejouer le scénario de 2020, avec une absence totale de candidats quelques semaines seulement avant le premier tour. Le manque de motivation et la parité ont retardé les vocations. C'est seulement la semaine dernière, quelques jours avant la date fatidique de dépôt des candidatures, qu'une liste a pu se monter, sans afficher d'entrée la personne qui la conduirait. Et ce sera finalement Nicolas Jallot qui mènera l'équipe sous l'étiquette « Proveysieux Vivre ensemble ».

Les membres de la liste « Proveysieux Vivre ensemble »,
réunis autour de Nicolas Jallot, devant le gros châtaignier, patrimoine naturel de la commune.

Seize candidats pour quinze places d'élus volontaires et déterminés, assurant une parfaite parité, avec seulement trois élus sortants qui n'étaient pas adjoints mais qui ont assuré des tâches importantes dans le précédent mandat.

Nicolas Jallot mènera la liste
« Proveysieux Vivre ensemble »
Dans leur profession de foi, l'équipe entend « préserver un village vivant en soutenant l'école et les associations proveysardes, vecteur de lien social, qui encouragent l'arrivée de jeunes couples ». Pour ce mandat, ils entendent rester dans la continuité de la politique menée par l’équipe précédente, en maintenant notamment la démocratie participative autour de commissions actives s'appuyant « sur l'expertise de leurs membres afin de bâtir ensemble l'avenir du village. Les projets en cours (piste forestière, Association Foncière Pastorale) seront poursuivis, d'autres seront développés dans un souci d'équilibre financier.

Défendre l'autonomie de la commune, tout en participant activement aux différentes instances intercommunales (Grenoble Alpes Métropole, SIVOM, Parc de Chartreuse), c'est sans aucun doute ce qui aura motivé les élus regroupés autour de Nicolas Jallot.

PROVEYSIEUX - Vivre ensemble.

Les colistiers au complet
1 - Nicolas Jallot, 57 ans, maître d’œuvre à la retraite ; 2 - Pascale Roche, 54 ans, assistante de direction ; 3 - Bernard Michallet, 74 ans, retraité (conseiller sortant) ; 4 - Valérie Drevet, 58 ans, ingénieure commerciale ; 5 - Paul Bon, 30 ans, DGS fonctionnaire territorial ; 6 - Elodie Vilain, 50 ans, conseillère formation (conseillère sortante) ; 7 - Christophe Millet, 56 ans, ingénieur (conseiller sortant) ; 8 - Martina Kiely, 49 ans, assistante de direction ; 9 - Arno Hiess, 58 ans, chercheur ; 10 - Christlène Fauvel, 43 ans, assistante/chef d’équipe ; 11 - Hervé Tambini, 64 ans, retraité ; 12 - Sonia Vernet, 43 ans, ingénieure hospitalier ; 13 - Thomas Ritter, 49 ans, directeur projet ; 14 - Anne-Laure Vincendon, 46 ans, responsable QSE ; 15 - Nicolas Berger, 45 ans, artisan ; 16 - Bertile Faysse, 34 ans, enseignante UGA.

mardi 25 novembre 2025

Le Comité Consultatif des Habitants de Proveysieux a rendu son bilan 2020 - 2025 aux élus

C’est un rapport remarquable qui a été remis récemment aux élus du conseil municipal, le fruit du travail de la vingtaine de personnes (*) qui ont siégé pendant cinq ans au sein du CCDH. Comme l’ont précisé Véronique Laforets et Fabrice Clerc, rapporteurs-référents de l’équipe : « c’est à la fois un bilan d’expérience, humaine, morale, démocratique, politique et un document d’archives qui rassemble l’intégralité des productions publiques de cette instance inédite ».



Les membres du Comité Consultatif des habitants de Proveysieux ont remis leur rapport au conseil municipal.

Mise en place en 2020, dès le début du mandat de Christian Balestrieri, le CCDH, premier du genre sur Proveysieux, avait pour mission « d’observer l’action municipale, faire part de ses remarques et faire remonter l’information des habitants vers l’équipe municipale ». Le CCDH se voulait un peu Conseil des sages, pour relier habitants et élus et penser l’avenir du village. « Nous sommes probablement l’une des plus petites communes de France à disposer de ce genre d’instance… », précise le rapport. Veiller sur des sujets de fond sans tomber dans un conseil municipal bis, porter à connaissance des élus des sujets de réflexion, tels étaient les buts du CCDH qui n’a pas chômé pendant ces cinq années, en témoigne un rapport de 130 pages. 18 contributions ont été portées à connaissance des élus : logement et habitat au village, financement du SIVOM du Néron, bilan énergétique des bâtiments municipaux, sécurisation de la route départementale, tarification du périscolaire et tant d’autres... Il faut bien le reconnaitre, rares sont les lieux où les habitants peuvent parler de ces sujets-là de manière officielle dans les collectivités locales. Politiques au vrai sens du terme, ils ont été repris et débattus en conseil municipal, séances où les membres du CCDH étaient toujours présents.


Il y a eu, comme dans toute instance, des hauts et des bas dans le fonctionnement, voire une démobilisation en milieu de mandat et l’impression pour certains de ne pas y trouver leur compte. Le CCDH a-t-il réussi dans sa mission ? « Nous avons constaté que le Conseil Municipal avait des difficultés à se nourrir de nos travaux de prospective… Une part des personnes qui ont contribué au CCDH n’ont pas su comment s’impliquer, ce qu’il fallait faire, ce qu’il fallait dire. Voire ne savaient pas ce qu’elles faisaient là », précise le rapport.

Des regrets ? Sans doute du côté du dossier « Logement et habitat », resté au niveau des réflexions sans réelle concrétisation. Des réussites ? Oui, avec la série de rencontres « Proveysieux 2026, la commune en 7 questions » qui a mobilisé l’essentiel de l’activité des membres du CCDH sur 2024-2025 avec pas moins de 16 réunions de travail et, ils l’espèrent, la mise en place d’une nouvelle équipe à venir « qui renouvellera avec confiance et intérêt cette expérience ».

Un conseil municipal enthousiasmé et admiratif

Le conseil municipal, réuni pratiquement au complet, a suivi avec intérêt la présentation du rapport du CCDH, admiratif devant le travail produit, même si certaines passerelles n’ont pas fonctionné et que certains avis du CCDH n’ont pas été intégrés dans les réflexions des élus. « C’est un formidable potentiel de ressources pour notre village. Continuons d’apprendre à les faire travailler ensemble. L’idée fondatrice reste enthousiasmante et nous avons sincèrement été impressionnés par le travail produit. Mais sachons aussi ne pas être trop gourmands et tenir compte de la charge de travail pour chacun et de la soutenabilité de nos engagements réciproques. Nous considérons cette première expérience comme positive. Elle mérite d’être reconduite avec des améliorations dans le fonctionnement et la structuration de nos relations pour mieux travailler ensemble », précisaient les rapporteurs. Les élus de 2026 pourront s’enrichir de cette expérience.

C’est quoi ce Comité Consultatif des Habitants ?


Le CCDH, mis en place en 2020 par les élus, est une instance avec trois buts : instance de réflexion transversale et prospective sur des projets à court, moyen ou long termes ; instance d'analyse et de contrôle pour veiller à la cohérence et au respect des engagements du conseil ; instance de propositions et d'actions enrichissant l'équipe municipale avec des propositions concrètes et réalisables en faveur du bien commun (dynamique démocratique, dynamique démographique et économique, et dynamique pour une transition écologique).

Le CCDH est composé de 12 membres correspondant à 3 collèges de 4 personnes : un collège de personnes ayant toujours vécu à Proveysieux, un collège de jeunes âgés de 15 à 25 ans à leur nomination et un collège d’anciens élus municipaux de Proveysieux. Au cours du mandat, il a aussi été ouvert aux membres qui ont manifesté leur intérêt pour la vie de la commune au sein des associations. Ils sont nommés par le maire sur proposition des conseillers municipaux et après discussion en équipe municipale.

Le CCDH intervient à la demande du maire, de la moitié au moins des membres du CM ou des responsables de commissions participatives. Il peut également se saisir de tout sujet qu’il juge important dans l’intérêt du village.

Le rapport est disponible en téléchargement sur le site de la commune.

(*) : Delphine BAILLE • Muriel BESANÇON • Pierre BLANC • Serge BRAYMAND • Lucie BRAZIER • Arlette CHANAS • Fabrice CLERC • Olivier DEBRAY • Cyril DOMENECH • Marie-France FONTAINE-VIVE-ROUX • Lilou GRANDPRÉ • Guillaume JAY • Véronique LAFORETS • Sarah MARTIN • Jacques MICHALLET • Gaston NAVIZET • Gisèle ROCHE • Michel ROCHE • Laurent SURMELY • Olivier VALORGE


Le conseil municipal a écouté les rapporteurs entourés des membres du CCDH et de quelques habitants

mercredi 12 février 2025

Les habitants à la rencontre des collectivités locales

Dans la série de rencontres organisées par les élus de la commune, en collaboration avec le CCDH (Conseil Consultatif des Habitants), une soirée débat a été organisée cette semaine, avec comme thème « Avec le Parc de Chartreuse et la METRO ? Quelle place pour Proveysieux ? ».

Pour cette troisième rencontre d’une série de sept, et dans la perspective des élections municipales de 2026, les différents orateurs ont essayé de faire comprendre à la trentaine de personnes présentes comment fonctionnent ces deux collectivités locales.


Les intervenants de la soirée : (de gauche à droite), Laurent Surmely, membre du Conseil Consultatif des Habitants, Dominique Escaron, président du Parc Naturel Régional de Chartreuse, Christian Balestrieri, maire de Proveysieux, Eric Rossetti, vice-président de la METRO et Cyril Dufresne, technicien à la METRO.

C’est Dominique Escaron, Président du Parc de Chartreuse mais aussi maire du Sappey en Chartreuse, qui ouvrait les échanges. Il a rappelé que cette structure, comme les 58 autres Parcs en France, a pour enjeu principal, « l’harmonie entre l’homme et la nature » avec des orientations qui sont développées dans une charte pour une durée de 15 ans. Pour la Chartreuse, créée en 1995, et qui va donc fêter ses 30 ans en juin, le Parc regroupe désormais 72 communes. « Un Parc Naturel Régional se doit d’être à l’écoute des projets. Il ne doit non pas se substituer aux initiatives locales, mais les favoriser, en être le moteur. Celles-ci peuvent entrer et sortir de la structure comme bon leur semble », précisait-il en clin d’œil au la récente décision de Proveysieux de vouloir quitter le SIVOM du Néron (refusée par les autres communes). D. Escaron précisait aussi que, depuis sa création, le PNRC a développé différentes missions, notamment pour la préservation et la valorisation des patrimoines naturels et culturels, le développement économique (circuits courts), mais aussi la conduite d’actions expérimentales ou innovantes, citant, entre autres, la création le l’AOC Bois de Chartreuse. Comme le précisait aussi Bernard Michallet, élu délégué de Proveysieux, le Parc a été une aide précieuse sous forme de conseils, mais aussi budgétaire pour les plantations d’arbres, la future mise en place d’une AFP (Association Foncière Pastorale) ou l’autopartage. Pour conclure, l’orateur a bien précisé que le Parc n’avait pas de compétence propre mais était à l’écoute des propositions des communes ou des initiatives citoyennes.

Une trentaine d’habitants ont participé à cette rencontre

La METRO, une collectivité qui a pris de la place, trop pour certains

Parmi le mille-feuille des collectivités qui nous représentent, c’est la METRO qui prend, sans aucun doute, la plus grande place dans la politique locale du village. C’est Cyril Dufresne, technicien chargé des relations aux communes et des mutualisations à Grenoble Alpes Métropole, qui présentait la structure qui regroupe 49 communes et 450.000 habitants. Dans la présentation de la soirée, élus et membres du CCDH avaient, par avance, proposé des thèmes et posé quelques question basiques : « Que serait Proveysieux sans la Métro ? … La Métro est-elle tournée vers ses communes ou les communes sont-elles au service de l’attractivité de la Métropole grenobloise ?... Dans 30 ans, quelle entité aura disparu : Parc, Métro, commune ou SIVOM ? ». La présentation très détaillée et documentée de l’orateur a permis à chaque habitant de mieux comprendre le fonctionnement de la structure sans pour autant se faire un avis précis. Ici aussi, comme pour le Parc, c’est le rôle du citoyen de base qui a questionné. Eric Rossetti, vice-président de GAM, mais aussi premier adjoint à Quaix en Chartreuse, a ouvert le débat. Peu au fait du fonctionnement de la collectivité métropolitaine, les habitants ont ainsi découvert l’existence du « Comité d’usagers », une instance qui vise à associer les citoyens à la décision publique, un thème qui a questionné. « Quel est le projet politique de la METRO ? Comment une petite commune peut peser sur les décisions ? La politique politicienne n’a-t-elle pas trop de poids sur ces décisions ? Est-ce que La Ville de Grenoble prend trop de place comme on l’a vu avec le récent débat sur la future représentation ? » Autant de questions, d’interrogations qui demandent un investissement des citoyens qui sont soit résignés, soit dépassés par cette institution qu’ils considèrent comme n’étant plus vraiment à leur échelle, celle d’une commune de 539 habitants.

jeudi 30 janvier 2025

La commune en 7 questions. Troisième rencontre le 5 février 2025

Proveysieux est une petite commune qui fonctionne avec l’engagement de ses habitants. En 2020, il fut difficile de monter une équipe municipale. Et demain ?
Les prochaines élections municipales se dérouleront au printemps 2026. Afin de préparer cette échéance, l’équipe municipale et le Conseil Consultatif des Habitants (CCDH) proposent aux habitants un cycle de rencontres et d’échanges de novembre 2024 à l’été 2025.

 
3ème rencontre : "Les coopérations intercommunales : quel équilibre entre opportunités et contraintes ?"

Proveysieux est membre de Grenoble Alpes Métropole depuis 2015. La commune a dû transférer à cette collectivité, des compétences telles que l’eau, l’assainissement, les ordures ménagères ou la voirie, pour lesquelles elle verse une compensation financière. Les services de la commune ont ainsi été soulagés de charges techniques, et des mutualisations permettant une économie de moyens. Par ailleurs, le maire est conseiller métropolitain et participe aux représentations métropolitaines dans l’intérêt général tout en veillant aux spécificités de la commune. Les coûts induits et le fonctionnement, souvent perçu comme distant, sont souvent mal compris par les habitants.
Le Parc Naturel Régional de Chartreuse (PNRC) et le SIVOM (Syndicat intercommunal) du Néron sont des collectivités avec lesquelles la commune a des liens étroits : en partenariat constructif avec le Parc, parfois conflictuels avec le SIVOM.
Comment s’organisent ces coopérations ? Pour quel bénéfice ? Comment concilier les besoins d’une petite commune de montagne et les intérêts des grandes cités de la plaine ?

Lors de cette 3ème soirée, interventions et débat avec Eric Rossetti, Vice-président de Grenoble Alpes Métropole chargé des communes, de la proximité, de la politique funéraire et du cimetière, Cyril Dufresne, Mission des relations aux communes et des mutualisations à Grenoble Alpes Métropole et Dominique Escaron, maire du Sappey en Chartreuse et président du PNRC (à confirmer).
Salle des fêtes à Pomarey, mercredi 5 février, de 18h30 à 21 h suivi d’un repas partagé.

mardi 21 janvier 2025

Des projets pour cette fin de mandat municipal

Comme dans toutes les communes et collectivités, Christian Balestrieri n’a pas failli à la tradition et à « l’épreuve annuelle et rituelle des vœux », comme il l‘a précisé lui-même. Entouré des maires du canton et des divers représentants des collectivités et administrations, le maire a tenu à rendre hommage à tous les acteurs de la commune, adjoints et élus, mais aussi aux représentants des associations, « tous ceux qui œuvrent au quotidien pour animer le village et contribuent à entretenir l’esprit d’échange et de partage ». Ainsi, le maire a tenu à saluer tous les acteurs des chantiers participatifs qui ont œuvré au cimetière, sur la place de Pomarey ou dans la forêt communale.

Christian Balestrieri pour "l’épreuve annuelle et rituelle des vœux"
A 14 mois de la fin du mandat, Christian Balestrieri a énuméré les projets portés par l’équipe municipale et réalisés : des aménagements au cimetière, une plateforme pour le dépôt de bois sur la route de Girieu ainsi que la mise aux normes de la piste de Pla Giroud rendue carrossable pour l’accès aux véhicules de lutte contre l’incendie. Le principal chantier en cours concerne la place de Pomarey qui verra à terme « l’aménagement d’une halle couverte et accueillante pour les animations festives ». Rendre cet espace plus accueillant, tout en conciliant les contraintes liées aux accès, au stationnement et aux aménagements ludiques pour qu’elle devienne un lieu de rencontre, de vie et d’animation, c’est la volonté de l’équipe municipale pour cette fin de mandat.

Deux projets commencent à prendre forme : la création d’une AFP (Association Foncière Pastorale) qui permettrait d’accueillir à terme un agriculteur-éleveur sur un ensemble de 200 hectares (avec les conseils et l'aide de la chambre d’agriculture et de Grenoble Alpes Métropole), mais aussi la création d’une piste forestière entre Girieu et la Fontaine Claire qui permettrait, dès cette année, de desservir des parcelles communales et privées. Autre dossier à l’étude et qui concerne la sécurité routière, la consolidation de l’expérience de la chicane de Moretière, un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux. Le maire a précisé qu’un groupe de travail allait être constitué « pour faire un montage esthétique et durable tout en améliorant  la sécurité des piétons et cyclistes ». Une réunion est prévue le 30 janvier à 18 h en mairie.

Plusieurs autres projets sont encore à l’étude : la poursuite de l’installation de panneaux photovoltaïques (sur les toits de la mairie et de l’école), la résolution du problème de l’assainissement au Chef-Lieu avec la possibilité de raccordement des eaux pluviales au Tenaison, ainsi que l’idée toujours pérenne de créer des logements communaux. A cet égard, la mise en vente d’une maison au centre du bourg est une opportunité mise à l’étude. L’EPFL (Etablissement Public Foncier Local) et un architecte devraient remettre rapidement un diagnostic de faisabilité. Le maire a précisé que "la création de petits logements permettrait d’accueillir de jeunes foyers en début de parcours résidentiel et d’abonder les ressources de la commune".

Pour terminer son bilan des réalisations, Christian Balestrieri a rendu un hommage aux commissions extra-municipales (Energie-Mobilité, patrimoine, agriculture, forêts, etc.) qui ont fortement œuvré tout au long de ce mandat avec l'aide de Proveysards.

L’opposition des communes à la sortie de Proveysieux du SIVOM du Néron

Pour la relation avec les partenaires de la commune (Grenoble Alpes Métropole, Parc de Chartreuse, ONF), le maire est revenu sur le SIVOM du Néron, dont les statuts ont été modifiés afin de faire participer financièrement les communes du haut (Quaix en Chartreuse, Mont Saint Martin et Proveysieux) en fiscalisant les habitants. Depuis la création du syndicat, la contribution était forfaitaire et symbolique, mais cette nouvelle donne assujettit désormais chaque contribuable foncier à une participation, une décision fortement contestée par tout le conseil municipal. « Nous avons, par délibération du Conseil Municipal, demandé à sortir du SIVOM », précise le maire. « Le Comité syndical a voté contre notre sortie, de même que les cinq autres communes… En clair, les communes nous imposent leur volonté, c’est pour moi une ingérence qui interfère sur nos choix de politique municipale, c’est le déni de la libre administration des communes », a précisé Christian Balestrieri, non sans amertume, pondérant ses propos quant à la position de la commune de Saint-Egrève. L’arbitrage de la Préfecture, via une commission départementale, devrait faire aboutir ou non le dossier.


 Christian Balestrieri ne repartira pas en 2026

« A quatorze mois de la fin du mandat, il n’est pas trop tôt pour vous dire que je ne me représenterai pas [aux prochaines élections en municipales de 2026], afin que la relève ait le temps de s’organiser et pour faciliter le début du prochain mandat… », précisait le maire en fin de discours. Une décision qui a un peu surpris, habitants et conseillers, sachant que le maire n’est élu que depuis 2020. En conscience de l’importance de préparer la continuité de cette charge municipale, les élus et le CCDH (Conseil Consultatif Des Habitants) ont programmé un cycle de sept conférences  et rencontres « afin d’éclairer chacun sur ce qu’est l’action municipale ». Deux ont déjà eu lieu fin 2024 ; la prochaine, le 5 février  aura pour thème les coopérations intercommunales avec la présence de représentants de Grenoble Alpes Métropole et du Parc de Chartreuse.